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Mariame Fotor a été convoquée par le commissariat du 5e arrondissement de Bangui pour répondre à des plaintes déposées par des étudiants. Ces derniers l'accusent notamment de menaces de mort, selon des informations parues. La convocation faisait suite à des allégations selon lesquelles Mariame Fotor aurait menacé les étudiants de crime. Les étudiants, ainsi que d'autres compatriotes se disant également menacés par Mariame Fotor, avaient formalisé ces plaintes auprès du commissariat du 5e arrondissement de Bangui. Cependant, Mariame Fotor a refusé de déférer à cette convocation, selon les faits rapportés, choisissant de ne pas se présenter aux autorités pour s'expliquer.
Contexte des menaces étudiantes
Après la défaite de son mari aux élections législatives, Mariame Fotor a contacté un jeune étudiant de la diaspora de Ouanda-Djallé à Bangui. Elle lui aurait proposé de le rencontrer à l'intersection de Marabena pour une bagarre à mains nues, selon des informations rapportées. L'étudiant a ensuite rendu l'incident public sur les réseaux sociaux, précisant qu'il n'était ni candidat ni responsable politique, soulignant ainsi l'absence de motivation politique à son égard. Cet événement a contribué à l'accumulation des plaintes à son encontre.
Avant les élections, Mariame Fotor s'était déjà illustrée par des comportements similaires. Elle s'était rendue dans le quartier Combattant avec sa mère pour affronter physiquement une mère de famille originaire de Ouanda-Djallé. Ces altercations répétées ont créé un climat de tension autour de sa personne. Quelques jours après le second tour des élections du 26 avril, son mari a été largement battu par le député sortant, marquant un revers politique significatif. Les élections s'étaient déroulées le 26 avril, et cette défaite semble avoir exacerbé les tensions préexistantes.
Contre-plainte et déni
Face à la convocation du commissariat, Mariame Fotor a adopté une stratégie de contre-attaque. Elle s'est rendue à la Compagnie Nationale de Sécurité (CNS) où elle a déposé une plainte et obtenu une convocation en sa faveur. Cette manœuvre visait apparemment à inverser les rôles. La convocation de la CNS a ensuite été transmise par Mariame Fotor aux étudiants qui se déclarent être ses victimes, dans une tentative apparente d'intimidation ou de diversion. En réponse à cette démarche, les étudiants ont apporté cette convocation au commissariat du 5e arrondissement, cherchant à clarifier la situation et à maintenir la pression sur Mariame Fotor.
Réactions et invalidation
Le commissaire du 5e arrondissement a affirmé que la manœuvre de Mariame Fotor était « invalide » et qu'elle devait se présenter au commissariat pour s'expliquer sur les accusations portées contre elle. La convocation initiale adressée à Mariame Fotor a ainsi été maintenue, selon les autorités, qui ont réaffirmé la primauté de la justice. Cette décision a clairement signifié que sa contre-plainte à la CNS ne la dispensait pas de répondre aux accusations initiales.
Dans les cercles de Ouanda-Djallé, Mariame Fotor est identifiée sous le nom de « madame excellence Come Hassan », un surnom qui contraste avec les accusations auxquelles elle fait face. Selon Corbeau News Centrafrique (CNC), il ne s'agit pas du premier comportement de ce type de la part de l'épouse de l'ex-ministre. Les ressortissants de Ouanda-Djallé à Bangui rapportent au moins quatre épisodes similaires impliquant Mariame Fotor, d'après les informations recueillies par CNC, suggérant un schéma de comportement récurrent et problématique.