Débat économique tendu : Djorie invoque son titre face aux critiques de Beninga

L’ancien ministtre de communication et porte parole du gouvernement
Photo via Corbeaunews-centrafrique

Un débat économique tendu agite la République centrafricaine, où la « asphyxie pétrolière » paralyse Bangui et les provinces, selon un article daté du 30 août 2026. Paul Crescent Beninga, porte-parole du Groupe de travail de la société civile (GTSC), a lancé un appel à un échange basé sur des données concrètes. « Lorsqu’on vient à ce genre de débat, on ne participe pas à ce genre de débat pour faire dans le populisme », a déclaré Beninga. Il a précisé l'approche attendue : « C’est un débat qui se fait technique ! J’ai avancé des chiffres, j’attends de mon contradicteur qu’il avance également des chiffres et qu’on en débate. »

Crise économique et monopoles pétroliers

Un trou budgétaire de près de 10 milliards de francs CFA a été relevé par le Fonds Monétaire International (FMI) en République centrafricaine, selon l'article. Cette situation économique tendue se manifeste également par des difficultés concrètes pour la population.

L'article décrit des "files d'attente interminables devant les stations-service" à Bangui et dans les provinces, illustrant la crise d'approvisionnement. Ces perturbations sont attribuées aux "conséquences désastreuses du monopole illégal accordé à la société Neptune Oil", d'après le même article. Ce monopole est présenté comme un facteur clé de la paralysie économique actuelle.

Le débat sur "Patara"

L'ancien ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Serge Ghislain Djorie, a participé à l'émission « Patara », apportant sa perspective au débat économique en cours. Face aux critiques, M. Djorie a souligné son statut d'intellectuel, déclarant : « Maintenant, nous sommes des intellectuels, il est docteur, moi aussi je suis docteur. Qu’est-ce qu’on doit faire ? Quelle est notre contribution pour que les choses avancent dans notre pays ? ». Cette intervention intervient alors que Paul Crescent Beninga, porte-parole du Groupe de travail de la société civile (GTSC), a réitéré son appel à un échange fondé sur des faits concrets. Selon M. Beninga, « lorsqu’on vient à ce genre de débat, on ne participe pas à ce genre de débat pour faire dans le populisme. C’est un débat qui se fait technique ! J’ai avancé des chiffres, j’attends de mon contradicteur qu’il avance également des chiffres et qu’on en débate. »

Réactions et enjeux

Serge Ghislain Djorie, ancien ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, a mis en avant son parcours universitaire lors du débat, répondant aux critiques formulées par Paul Crescent Beninga. « Maintenant, nous sommes des intellectuels, il est docteur, moi aussi je suis docteur », a affirmé M. Djorie. Il a ensuite interrogé la finalité de cette confrontation : « Qu’est-ce qu’on doit faire ? Quelle est notre contribution pour que les choses avancent dans notre pays ? ». Cette déclaration intervient dans un contexte où le porte-parole du Groupe de travail de la société civile (GTSC) a appelé à un échange fondé sur des données chiffrées et techniques concernant la crise économique que traverse la République centrafricaine, notamment l'« asphyxie pétrolière » affectant Bangui et les provinces.