Démenti d'une fausse allégation d'appel à l'intervention internationale en Centrafrique

Une publication de Hygeddrtt Davimbalgbi, diffusée le 18 juillet 2026, a affirmé que l'opposition et 90% de la population en République centrafricaine réclamaient une intervention internationale coordonnée. Selon cette allégation, l'objectif de cette action serait le départ du Président Touadéra. Cette affirmation a suscité une réaction dans le contexte politique centrafricain, où les dynamiques entre le gouvernement et l'opposition sont souvent l'objet de diverses interprétations. L'allégation de Hygeddrtt Davimbalgbi met en lumière les tensions persistantes autour de la légitimité et du soutien populaire du chef de l'État actuel.

Origine de la fausse information

Au moment de la vérification, la publication Facebook à l'origine de l'allégation enregistrait 88 partages, 25 commentaires et 6 mentions « J'aime ». La cellule de vérification des faits #StopATènè a indiqué n'avoir trouvé aucun groupe identifiable derrière la signature « Le collectif des Centrafricains » mentionnée dans le message. Une recherche de pétitions concernant l'opposition et un éventuel départ du Président Touadéra n'a par ailleurs donné aucun résultat concordant. Seuls un appel à la résistance pacifique lancé par Abdou Karim Meckassoua le 15 juillet 2026 et une interpellation publiée par le COSCIPAC le 8 juillet 2026 ont été identifiés au cours des investigations.

Démentis de l'opposition

La publication incriminée accusait le Président Touadéra de tyrannie, de fraude électorale et de violations des droits humains, mentionnant sa « police politique » et des auxiliaires russes. En réaction à cette allégation, Martin Ziguélé, président du parti MLPC et porte-parole du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), principal groupe d'opposition, a nié toute implication de l'opposition dans un tel appel.

Le 24 juillet 2026, Martin Ziguélé a fermement rejeté l'idée que l'opposition centrafricaine aurait demandé une intervention internationale. Il a interpellé les auteurs de la publication en déclarant : « L’opposition a appelé quand et où ? Où est la bande sonore ou le document support de ce supposé appel ? » Cette déclaration note l'absence de toute preuve tangible appuyant l'affirmation d'une demande d'intervention internationale émanant des forces d'opposition.

Conclusion du fact-checking

La cellule de vérification des faits #StopATènè a conclu que l'information selon laquelle l'opposition et 90% de la population réclameraient une intervention internationale pour le départ du Président Touadéra est fausse. Aucune pétition ni déclaration officielle corroborant l'affirmation d'un soutien de 90% de la population à une intervention internationale n'a été trouvée. Ces vérifications contredisent les allégations diffusées en ligne, qui suggéraient un large consensus en faveur d'une telle action.

Contexte des accusations

L'auteur de la publication, Hygeddrtt Davimbalgbi, a affirmé que 90% des Centrafricains souhaitaient une action militaire extérieure pour obtenir le départ du Président Touadéra. Comparativement, cette situation a été mise en parallèle avec celle de la Syrie sous Bachar al-Assad. Cette allégation suggérait une demande généralisée d'intervention internationale au sein de la population centrafricaine. Elle visait à dépeindre un scénario où une majorité écrasante de citoyens appuierait une telle démarche, dans un contexte de critiques envers le pouvoir en place. Le message de Hygeddrtt Davimbalgbi a ainsi cherché à légitimer l'appel à une intervention en insistant sur son prétendu soutien populaire massif et une analogie avec une crise internationale.