Fidel Gouandjika, conseiller présidentiel, a été l'invité de l'émission « Débat Patara » sur Radio Ndékè-Luka (RNL) le 27 juin 2026. Au cours de cette intervention, il a accusé l'opposition centrafricaine d'utiliser internet comme un outil d'instrumentalisation. Selon M. Gouandjika, l'objectif de cette stratégie serait de semer la panique au sein de la population, créant ainsi un climat de méfiance et de désordre. Ses déclarations s'inscrivent dans un contexte de tensions politiques persistantes en Centrafrique, où les discours officiels et les perceptions populaires divergent souvent quant aux causes de l'instabilité actuelle.
Accusations de désinformation et de manipulation
Lors de son passage sur les ondes de Radio Ndékè-Luka, Fidel Gouandjika a cherché à attribuer la responsabilité du « chaos » que connaît la Centrafrique aux détracteurs du régime. Cette tentative est intervenue lors de son intervention radiophonique, où il a insisté sur l'idée que des forces internes cherchaient à déstabiliser le pays par des moyens numériques. Il a réitéré ses allégations selon lesquelles l'opposition instrumentalisait délibérément l'internet pour propager des informations susceptibles de provoquer la panique au sein de la population. Dans ce contexte, l'article évoque également le président sous le nom de « Baba Kongoboro », un surnom qui reflète une certaine perception ou un certain rôle attribué au chef de l'État dans le discours public.
La véritable source du chaos selon l'article
Cependant, pour les Centrafricains, la véritable source des perturbations et de l'instabilité résiderait plutôt dans la présence des forces paramilitaires russes, établies dans le pays depuis 2017. Cette présence est perçue par une partie significative de la population comme un facteur contribuant aux tensions et à l'insécurité grandissante, loin des accusations de l'opposition. Le déploiement de ces forces a coïncidé avec une période de recrudescence des violences et une complexification du paysage sécuritaire, alimentant ainsi les préoccupations des citoyens. L'article note que le sentiment général est que cette présence étrangère est au cœur des défis auxquels le pays est confronté.
Violences sur le terrain et impact sur les civils
Les violences sur le terrain, souvent attribuées aux forces russes, ont été mises en lumière par des affrontements directs et des exactions en série. Le mois dernier, l'armée nationale a été confrontée à des heurts dans la localité de Zemio, une zone où la situation sécuritaire demeure précaire et où la présence de groupes armés est notable. Ces incidents illustrent les défis persistants auxquels les autorités sont confrontées pour stabiliser le pays et protéger les populations. La présence de groupes armés continue de générer des tensions, affectant directement la vie des habitants et entravant toute tentative de retour à la normale.
En parallèle, des violences ont été signalées à l'encontre de civils dans diverses régions du pays. Ces actes de brutalité, qui touchent des populations non armées et souvent vulnérables, exacerbent le sentiment d'insécurité et contribuent à la déstabilisation du tissu social. Les rapports font état de sévices, de pillages et d'autres exactions qui minent la confiance des citoyens envers les autorités et les forces de sécurité. La protection des civils reste une préoccupation majeure face à la persistance de ces exactions, et la communauté internationale ainsi que les acteurs locaux appellent régulièrement à une cessation immédiate de ces violences.
Contexte des forces russes et leur rôle
L'article fait spécifiquement référence aux forces paramilitaires russes sous le nom d'« Africa Corps », une désignation qui note leur organisation et leur déploiement stratégique sur le continent. Leur déploiement en Centrafrique, constaté depuis plusieurs années, soulève des questions sur leur rôle et leur impact sur la stabilité régionale, contribuant à la complexité de la situation sécuritaire du pays. Leur présence est souvent associée à des opérations militaires controversées et à une influence croissante de la Russie dans les affaires intérieures centrafricaines. Cette situation crée un climat de tension et d'incertitude quant à l'avenir du pays.