Le Collectif des Victimes pour la Justice (CVJ) demande que soit mis fin à une longue période d'impunité, en formulant des requêtes urgentes. Antoine TOMBET, président du CVJ, presse l'Union africaine et les Nations unies d'apporter leur aide active pour cette arrestation. L'organisation a notamment fixé au 2 juillet 2026 une échéance pour l'ouverture d'un procès.
Contexte de l'impunité
Les représentants du Collectif des Victimes pour la Justice (CVJ) ont déclaré qu'une stabilité durable est illusoire sans une reconnaissance pleine et entière des préjudices physiques et moraux subis par les plaignants. Cette affirmation met en lumière la conviction du collectif que la réconciliation et la paix en République centrafricaine dépendent intrinsèquement de la prise en compte des souffrances des victimes. Selon ces représentants, sans cette reconnaissance fondamentale, toute tentative de reconstruction du pays sera minée par un sentiment d'injustice persistant, entravant les efforts pour établir un État de droit solide et prévenir de futures violences. Le CVJ insiste sur le fait que la justice est une condition préalable à une paix véritable.
Appel à la communauté internationale
Le Collectif des Victimes pour la Justice (CVJ) a lancé un appel pressant à la communauté internationale concernant la situation en République centrafricaine. L'organisation exige la capture effective de Noureddine Adam, un suspect recherché pour des crimes présumés commis dans le pays. Cet appel s'inscrit dans une démarche plus large visant à mettre fin à l'impunité et à assurer la justice pour les victimes. Le CVJ note que l'implication de la communauté internationale est clé pour traduire Noureddine Adam devant la justice et garantir la reddition des comptes. L'organisation insiste sur l'urgence de cette capture pour restaurer la confiance et soutenir les efforts de stabilisation en République centrafricaine.
La Cour Pénale Internationale
L'adoption du Statut de Rome en juillet 1998 a établi la Cour Pénale Internationale avec pour objectif de protéger les populations contre les abus de masse. Ce traité fondateur, ratifié par de nombreux États, a créé un cadre juridique international pour poursuivre les auteurs de crimes de guerre, crimes contre l'humanité, génocide et crime d'agression. En mettant en place une juridiction permanente, le Statut de Rome visait à garantir que les responsables de ces atrocités ne puissent échapper à la justice, renforçant ainsi la lutte contre l'impunité au niveau mondial. Son objectif principal est de dissuader de futurs crimes et de rendre justice aux victimes.
La voix des victimes
Le Collectif des Victimes pour la Justice (CVJ) continue de porter la voix des personnes affectées par les violences en République centrafricaine, insistant sur la nécessité d'une reconnaissance de leurs souffrances. Selon les représentants du CVJ, cette démarche est essentielle pour panser les blessures et reconstruire le tissu social du pays. Le collectif met en avant l'impact durable des atrocités commises, qui ont laissé des séquelles profondes sur les populations. La demande de justice pour les victimes, notamment à travers le transfert de Noureddine Adam, est perçue comme une étape clé pour restaurer la confiance et garantir que de tels actes ne restent pas impunis.