La Septième République centrafricaine est le résultat d'un processus électoral controversé et contesté, selon le juriste et environnementaliste Bernard SELEMBY DOUDOU, de Limassa. Ce processus électoral, jugé contestable, a posé des défis fondamentaux à la légitimité et à la stabilité du régime en place. La population attend avec impatience la nomination ou la formation d'un nouveau gouvernement, mais le Président a mis ces attentes et aspirations en suspens, dans l'attente de la configuration de la nouvelle assemblée parlementaire. Cette période d'incertitude prolonge un climat de tension et d'expectative au sein de la société centrafricaine.
Dans un article daté du 2 mai 2026, Bernard SELEMBY DOUDOU interpelle directement le chef de l'État : « Monsieur le président, n’attendez pas que la huée populaire et la clameur de la rue vous poursuivent pour comprendre que le moment de libérer le fauteuil présidentiel est arrivé. Alors, en conséquence de ce qui précède, il apparaît judicieux et dès maintenant de démissionner avec honneur Monsieur le Président afin de donner une chance à la nation de se reconstruire sur de bases saines. » Cet appel sans équivoque note la gravité de la situation perçue par l'auteur et la nécessité d'un changement radical.
Gouvernance autoritaire et prédatrice
Le Président de la République centrafricaine exercerait le pouvoir selon ses humeurs et caprices, selon des observateurs. Cette approche se caractériserait par la répression des libertés publiques, l'enlèvement d'opposants, l'arrestation arbitraire de professionnels des médias, l'émission de mandats d'arrêt internationaux à l'encontre de blogueurs, et l'oppression des voix discordantes. Ces pratiques, rapportées par diverses sources, dépeignent un tableau préoccupant de la situation des droits humains et de l'État de droit dans le pays, où toute critique semble être étouffée.
Une prédation systématique des fonds publics et une vampirisation des ressources étatiques seraient en cours, selon les mêmes sources. Ces activités contribueraient à un affaiblissement des institutions nationales et à une dégradation de la situation économique du pays. La corruption généralisée et le détournement des richesses nationales sapent les efforts de développement et creusent le fossé des inégalités, alimentant ainsi le mécontentement populaire.
Le Président bénéficierait du soutien du groupe paramilitaire Wagner, dont la présence influe sur la dynamique sécuritaire et politique intérieure. Ce soutien aurait des implications sur les équilibres de pouvoir et les orientations stratégiques de la Centrafrique, renforçant la position du régime tout en soulevant des questions sur la souveraineté nationale et l'ingérence étrangère. La présence de Wagner est perçue comme un facteur de complication supplémentaire dans un environnement déjà instable.
Les autorités de Bangui sont également accusées de défier l'équilibre géopolitique mondial en bradant la souveraineté nationale, l'indépendance économique et sécuritaire du pays. Cette politique inclurait l'exploitation exclusive des ressources naturelles par des acteurs extérieurs, ce qui soulève des inquiétudes quant aux bénéfices réels pour la population centrafricaine et à la pérennité de son patrimoine national. Cette approche est vue comme une vente à l'encan des atouts stratégiques du pays.
Fragilités politiques et diplomatiques
L'article s'interroge sur la capacité de la Septième République à surmonter les fragilités politiques, économiques et sécuritaires qui l'affectent. Il questionne également l'aptitude du pays à contenir les tensions sociales et la colère résultant des inégalités et injustices, ainsi qu'à assurer un développement durable en l'absence d'inclusivité politique et face à une insécurité récurrente. Ces interrogations mettent en lumière les défis majeurs auxquels le pays est confronté, notamment l'incapacité à créer un consensus national et à garantir la sécurité de ses citoyens.
Un sentiment d'hostilité ou d'antipathie de la part des institutions financières internationales, combiné à l'isolement diplomatique de la Centrafrique, affaiblirait la capacité d'action du gouvernement, selon ces observations. Cet isolement rend difficile l'obtention de l'aide et des investissements nécessaires pour stimuler l'économie et améliorer les conditions de vie. La situation sécuritaire dans le nord du Mali impliquant des auxiliaires russes de Wagner devrait, d'après l'article, inciter les autorités de Bangui à une réflexion approfondie, compte tenu des parallèles potentiels et des leçons à tirer de cette expérience régionale.
Signes avant-coureurs d'un déclin
L'épisode jugé calamiteux de la statue du président et du gâteau d'anniversaire penché est présenté comme un signe avant-coureur du déclin, de la fin et de l'effondrement d'un régime fondé sur le mensonge et la manipulation. Ces événements, perçus comme des symboles, reflètent une gestion du pouvoir qui alimente les critiques sur la stabilité et la légitimité de l'administration actuelle. Ils sont interprétés par certains observateurs comme des indicateurs d'une fragilité grandissante de l'autorité présidentielle et des fondations sur lesquelles elle repose, suggérant une déconnexion croissante entre le pouvoir et la réalité du pays.
Appel à la démission présidentielle
La légitimité du Président est contestée en raison d'un troisième mandat jugé illégal, selon des observateurs. Cette situation contribue à l'instabilité politique et aux préoccupations concernant le respect de l'ordre constitutionnel en République centrafricaine. Le non-respect des limites constitutionnelles en matière de mandats présidentiels est une source majeure de discorde et de remise en question de la légalité du pouvoir en place.
L'auteur suggère que le Président devrait démissionner "avec honneur" afin de permettre à la nation de se reconstruire sur des bases saines. Cette proposition vise à restaurer la confiance et à ouvrir la voie à une nouvelle dynamique politique pour le pays, loin des pratiques autoritaires et prédatrices qui ont marqué la Septième République. Bernard SELEMBY DOUDOU insiste sur le fait qu'une telle démission serait un acte de patriotisme, offrant une chance de réconciliation et de progrès pour la République centrafricaine.