La souveraineté militaire centrafricaine au cœur des préoccupations du BRDC

Martin Ziguele
Photo via Corbeaunews-centrafrique

Le Bloc Républicain pour la défense de la Constitution du 30 mars 2016 (BRDC) a récemment exprimé ses profondes préoccupations concernant la souveraineté militaire centrafricaine. Martin Ziguélé, porte-parole du BRDC, a souligné avec insistance la légitimité constitutionnelle de l'armée nationale pour assurer la défense des citoyens de la République Centrafricaine. Selon Martin Ziguélé, l'armée possède les prérogatives nécessaires et la seule légitimité pour garantir la protection du pays et de sa population. Il a mis en avant que cette responsabilité fondamentale ne saurait être déléguée sans compromettre l'intégrité et l'autonomie de l'État.

Tensions sur le terrain et menace pour la souveraineté

Les récents événements survenus à Zemio, impliquant des mercenaires russes et des soldats des Forces armées centrafricaines (FACA), sont cités par le BRDC comme une illustration manifeste des dangers inhérents à la délégation de la protection nationale à des troupes étrangères. Selon le Bloc Républicain pour la défense de la Constitution du 30 mars 2016 (BRDC), la présence de forces étrangères agissant de manière trop autonome, en dehors d'un cadre strict de commandement national, constitue une menace directe et sérieuse pour la souveraineté nationale. Le BRDC estime que l'attaque de soldats des FACA par ces forces étrangères représente non seulement un incident grave, mais aussi une violation flagrante de cette souveraineté. Ces événements, selon l'organisation, mettent en lumière la nécessité impérieuse de réaffirmer le rôle exclusif des FACA dans la sécurité intérieure et la défense du territoire.

Principes de partenariat et renforcement des FACA

Le Bloc Républicain pour la défense de la Constitution du 30 mars 2016 (BRDC) exige une priorité absolue pour l'armée régulière dans l'exercice de ses missions de défense et de sécurité. Cette position vise à réaffirmer le rôle central et indispensable des Forces armées centrafricaines (FACA) dans la sécurité et la défense du pays, en tant que seule entité légitime et constitutionnelle pour cette tâche. Le BRDC a également précisé que les partenariats internationaux établis par la République Centrafricaine devraient avoir pour objectif essentiel de renforcer les capacités opérationnelles, la formation et l'équipement des soldats centrafricains. Ces collaborations ne doivent en aucun cas viser à les remplacer sur le terrain, a insisté l'organisation, soulignant la nécessité de préserver et de développer l'autonomie militaire nationale. L'objectif doit être de permettre aux FACA d'assumer pleinement et efficacement leurs responsabilités, sans dépendance excessive vis-à-vis de forces extérieures.

Appel à la régulation et au respect de l'État

Le Bloc Républicain pour la défense de la Constitution du 30 mars 2016 (BRDC) a demandé un recadrage ferme et immédiat de la présence des forces russes sur le territoire centrafricain. L'opposition souhaite ainsi garantir le respect de l'uniforme national, de la chaîne de commandement et la sécurité des civils, sans aucune ingérence ni action unilatérale de la part de ces forces. Cette position vise à clarifier les rôles et les responsabilités des différentes entités présentes sur le territoire centrafricain, en insistant sur la primauté des institutions nationales. Le BRDC insiste sur l'importance de s'assurer que toutes les forces armées opérant en République Centrafricaine respectent pleinement la souveraineté de l'État et ses institutions légitimes. L'organisation note que la présence de tout acteur étranger doit être strictement encadrée par des accords clairs et transparents, pour éviter tout empiètement sur les prérogatives et l'autorité des Forces armées centrafricaines (FACA). Un tel recadrage est jugé essentiel pour maintenir l'ordre public, la cohésion nationale et la confiance de la population dans ses propres forces de défense et dans la capacité de l'État à contrôler son territoire.