Le Ministère des Travaux Publics Engage le Dialogue avec les Agents Non Intégrés

Vue de PK 0 au centre-ville de Bangui.
Photo: RNL/Hervé Séréfio via Radiondekeluka

Le Ministère de l’Équipement et des Travaux publics a entamé le 18 mai des discussions avec les agents non intégrés de son département. Cette réunion s'inscrit dans le cadre d'un dialogue visant à clarifier la situation de ces employés. Plus spécifiquement, ces discussions concernent les stagiaires et le personnel de soutien qui ont manifesté leur mécontentement après l'absence de leurs noms sur la liste des fonctionnaires nouvellement intégrés. Le ministre Mathieu Éric Rokosse Kamot a affirmé qu'il examinerait personnellement les dossiers individuels afin de comprendre les raisons ayant conduit à leur exclusion du processus d'intégration. Cette démarche vise à apporter des réponses concrètes aux préoccupations des agents concernés, marquant une étape importante dans la résolution de ce problème persistant au sein de l'administration publique. Les agents avaient exprimé publiquement leurs revendications, soulignant leur situation précaire et leur exclusion du processus d'intégration, ce qui a conduit à cette ouverture au dialogue.

Revendications des Agents Stagiaires

Les manifestants affirment que certains agents ont servi pendant plus d'une décennie sans être titularisés. Miguel Réginald Ndoguité, porte-parole du mouvement, a déclaré être stagiaire depuis 11 ans. Il a indiqué que des agents ont cumulé entre 14 et 15 ans de service au sein du ministère. Ces périodes prolongées de service en tant que stagiaires ou personnel de soutien sans intégration officielle soulignent une précarité de l'emploi qui a motivé leur mobilisation. Les agents non intégrés allèguent par ailleurs que des personnes extérieures au ministère ont été recrutées à leur place, accentuant leur sentiment d'injustice face à leur situation précaire. Cette allégation met en lumière des préoccupations sérieuses concernant les pratiques de recrutement et de gestion des carrières au sein de l'administration publique, et soulève des questions sur la transparence des processus d'intégration. Les agents estiment que leur ancienneté et leur expérience au sein du ministère devraient leur garantir une priorité dans les processus de titularisation.

Position du Ministère

Le ministre Mathieu Éric Rokosse Kamot a précisé qu'un quota est alloué au Ministère des Travaux Publics pour les intégrations. Ce quota s'accompagne d'un budget défini par le Ministère des Finances. Ces précisions interviennent alors que les discussions se poursuivent entre l'administration et les agents non intégrés, offrant un aperçu des contraintes structurelles. La question des ressources disponibles et des capacités budgétaires est centrale dans les négociations en cours. La gestion des intégrations est ainsi soumise à des contraintes budgétaires établies par une autre entité gouvernementale, influençant directement le nombre d'agents pouvant être régularisés. Ces éléments fournissent un cadre pour comprendre les défis auxquels le ministère est confronté dans la résolution de la situation des agents concernés, qui dépasse parfois la seule volonté du département. Le ministre a réaffirmé l'engagement de son département à œuvrer pour une solution équitable, tout en soulignant les limites imposées par les cadres budgétaires et administratifs existants.

Attentes et Prochaines Étapes

Les discussions engagées par le Ministère des Travaux Publics concernent spécifiquement les stagiaires et le personnel de soutien ayant manifesté leur mécontentement après l'absence de leurs noms sur la liste des fonctionnaires nouvellement intégrés. Ces agents avaient exprimé leurs revendications publiquement, soulignant leur situation précaire et leur exclusion du processus d'intégration. La tenue de cette réunion marque une étape significative dans le dialogue initié par les autorités, reconnaissant la légitimité des préoccupations soulevées.

Les manifestants ont exprimé leur satisfaction d'avoir été entendus par le ministre Mathieu Éric Rokosse Kamot. Ils attendent désormais que des mesures concrètes soient prises pour régulariser leur situation. Cette étape est perçue comme un signe positif par les agents mobilisés, qui espèrent qu'elle débouchera sur des solutions pérennes pour leur intégration au sein de la fonction publique. L'examen individuel des dossiers promis par le ministre est particulièrement attendu, car il représente une opportunité de corriger les injustices perçues. La suite des événements dépendra de la concrétisation des engagements ministériels et de la capacité du département à trouver des marges de manœuvre dans le cadre des contraintes budgétaires et administratives.