Le Parti du Changement Social (PCS) a publié le 12 septembre 2026 un communiqué de presse détaillé, dressant un bilan sévère de la situation économique et sociale en République Centrafricaine. Dans ce document, le PCS a dénoncé avec force le « chaos économique et social dans lequel le régime de TOUADERA a plongé la République Centrafricaine », reprochant au régime du président Touadéra d'aggraver la pauvreté, de maintenir une opacité alarmante autour des activités minières et de bloquer tout dialogue politique constructif. Le président du PCS, Chancel Sekode-Ndeugbayi, a accusé le gouvernement d'une « gestion scabreuse du pouvoir », affirmant que les promesses faites au début du troisième mandat n'ont pas été tenues. Selon lui, cette dérive a conduit à « un appauvrissement continu de chaque Centrafricain » et à l'impossibilité d'atteindre les Objectifs de Développement Durable à l'horizon 2030.
Chancel Sekode-Ndeugbayi a également pointé du doigt « une quasi-totale opacité » concernant les activités minières et a affirmé que « plus de 87 % du budget national sert à couvrir les charges salariales des agents de l’État », favorisant « la consommation et sur l’enrichissement illicite du gouvernement lui-même ». Le leader du PCS a par ailleurs dénoncé le « musellement systématique de l’opposition » et le « refus obstiné de tout dialogue politique réellement inclusif » de la part du régime. Il a conclu qu'« aucun bailleur de fonds international ne devrait s’autoriser à financer un pouvoir qui refuse la critique, intimide ses opposants et étouffe le débat démocratique ». Ce communiqué de presse du 12 septembre 2026 représente une évaluation critique et approfondie des politiques et de la gouvernance actuelles du pays, appelant à une prise de conscience tant au niveau national qu'international.
Bilan d'une pauvreté croissante
Le Parti du Changement Social (PCS) a souligné des indicateurs économiques préoccupants pour la Centrafrique, citant une croissance économique estimée à seulement 2,6% pour l'année 2025. Cette projection est mise en contraste de manière frappante avec la croissance démographique du pays, également estimée par le PCS à 3,5% pour la même période. Le décalage entre ces deux chiffres, où la croissance de la population dépasse significativement celle de l'économie, est présenté par le parti comme un facteur aggravant la situation socio-économique déjà précaire des habitants. Cette divergence fondamentale entre l'évolution démographique et la performance économique entrave les perspectives d'amélioration des conditions de vie pour la majorité des Centrafricains.
Chancel Sekode-Ndeugbayi, président du PCS, a affirmé que cet écart croissant se traduisait directement par « un appauvrissement continu de chaque Centrafricain ». Selon les données avancées par le parti d'opposition, la proportion de la population vivant dans l'extrême pauvreté aurait significativement augmenté au cours de la dernière décennie. Ses chiffres indiquent une hausse alarmante, passant de 52% à 67% de la population touchée par l'extrême pauvreté sur une période de dix ans. Cette progression de la pauvreté extrême témoigne, selon le PCS, d'une détérioration profonde et généralisée des conditions de vie à travers le pays, affectant une part grandissante de la population.
Le PCS a également communiqué une détérioration notable de l'espérance de vie dans le pays, passant de 60 à 53 ans. Cette baisse drastique est présentée comme un marqueur supplémentaire et particulièrement poignant de la dégradation des conditions de vie, de l'accès aux services de santé essentiels et de la qualité de vie globale pour les Centrafricains. La diminution de l'espérance de vie est souvent un indicateur des crises sanitaires, de la malnutrition et de l'insuffisance des infrastructures médicales. Le parti a attribué ces tendances négatives à une gestion gouvernementale déficiente et à des priorités budgétaires jugées inefficaces et mal orientées, qui ne répondent pas aux besoins fondamentaux de la population.
Chancel Sekode-Ndeugbayi a averti que, si la mobilisation des ressources internes restait faible et que la gestion actuelle persistait, « aucun Objectif de Développement durable ne sera atteint à l’horizon 2030 ». Cette déclaration met en lumière les préoccupations profondes du PCS quant à la capacité du gouvernement à financer les initiatives nécessaires pour améliorer les conditions de vie et atteindre les cibles internationales de développement. Le leader du PCS a ainsi lié la performance économique actuelle et la politique budgétaire du régime à l'échec potentiel des objectifs de développement à long terme pour le pays, soulignant l'urgence d'une réorientation stratégique majeure pour éviter que la Centrafrique ne manque ces échéances cruciales pour son avenir.
Opacité des ressources naturelles
Le Parti du Changement Social (PCS) a dénoncé une opacité notable et persistante autour des exportations d'or en Centrafrique, citant des chiffres contradictoires et des écarts abyssaux. Le parti d'opposition a affirmé que les exportations d'or annoncées dépassent les 300 milliards de francs CFA, un montant considérable qui devrait générer des revenus substantiels pour l'État. Cependant, selon le PCS, moins de 5 milliards de francs CFA de taxes correspondantes parviennent effectivement au Trésor public. Cette disparité flagrante entre les volumes d'exportation déclarés et les recettes fiscales perçues met en évidence, pour le parti, une gestion profondément opaque et potentiellement corrompue des revenus miniers, privant l'État de ressources vitales pour le développement.
Le PCS a également fait état de la présence préoccupante d'entreprises liées à des mercenaires étrangers autour du gisement aurifère de Ndassima, l'un des plus importants du pays. Selon le parti, cette présence est documentée de manière constante depuis plusieurs années par des organisations internationales et de nombreux médias indépendants, ce qui confère une crédibilité supplémentaire à ces allégations. Cette situation soulève de graves interrogations quant au contrôle effectif et à la régulation des activités minières dans le pays, ainsi qu'à la souveraineté nationale sur ses propres ressources. La présence de tels acteurs étrangers dans un secteur aussi stratégique est perçue comme un facteur d'instabilité et d'exploitation illicite des richesses nationales.
Chancel Sekode-Ndeugbayi, président du PCS, a exprimé la conviction que la gestion des ressources minières et forestières du pays doit être « profondément revue » afin de bénéficier véritablement à la population centrafricaine. Il a souligné la nécessité impérieuse d'une réorientation des politiques actuelles pour que ces richesses naturelles, qui sont le patrimoine de tous les Centrafricains, contribuent davantage au développement économique, à la création d'emplois et au bien-être général des citoyens, plutôt que d'alimenter l'enrichissement d'une minorité ou des intérêts étrangers.
Afin de remédier à cette situation jugée inacceptable, le Parti du Changement Social a exigé « un profond changement de paradigme dans la gestion des ressources minières et forestières publiques ». Cette demande vise à réformer en profondeur les cadres de gouvernance, les pratiques existantes et les mécanismes de contrôle. Le parti a également réclamé « une transparence totale sur les revenus miniers et forestiers du pays pour le bénéfice exclusif du peuple centrafricain », insistant sur la nécessité d'une redistribution équitable de ces richesses nationales et d'une reddition de comptes claire de la part des autorités. Ces mesures sont considérées comme essentielles pour restaurer la confiance et assurer que les ressources naturelles du pays servent réellement l'intérêt général.
Gestion budgétaire critiquée
Chancel Sekode-Ndeugbayi, président du Parti du Changement Social (PCS), a vivement critiqué l'allocation des ressources budgétaires du pays, affirmant que cette répartition laissait « les secteurs de l'eau, de l'énergie, de la santé, de l'éducation et des infrastructures rurales démunis ». Selon le leader de l'opposition, cette situation découle d'une mauvaise priorisation des dépenses publiques, qui ne répondrait pas aux besoins fondamentaux et urgents de la population centrafricaine. Le PCS a ainsi mis en lumière ce qu'il considère comme un déséquilibre majeur et préjudiciable dans la gestion financière de l'État, impactant directement la fourniture des services essentiels et le développement des infrastructures vitales pour le pays.
Le président du PCS a précisé que « plus de 87 % du budget national sert à couvrir les charges salariales des agents de l’État ». Cette proportion, jugée excessive et insoutenable par le parti d'opposition, est mise en cause comme l'une des raisons principales de la faiblesse chronique des investissements dans d'autres secteurs cruciaux pour le développement humain et économique. Chancel Sekode-Ndeugbayi a précédemment dénoncé cette orientation budgétaire comme favorisant « la consommation et sur l’enrichissement illicite du gouvernement lui-même », une accusation grave qui note la perception d'une mauvaise gouvernance et d'une utilisation détournée des fonds publics.
Le Parti du Changement Social a souligné avec insistance que ces agents de l'État, dont les salaires absorbent une part prépondérante du budget, représentent en réalité moins de 1% de la population totale de la Centrafrique. Cette disparité flagrante met en évidence, selon le PCS, une allocation de ressources qui ne bénéficie qu'à une infime minorité de la population, au détriment de l'écrasante majorité des citoyens qui se voient privés des services publics de base. Le parti d'opposition a également dénoncé le « musellement systématique de l’opposition » et le « refus obstiné de tout dialogue politique réellement inclusif » de la part du régime, des éléments qui, selon lui, contribuent à cette gestion opaque, déséquilibrée et non redevable des ressources nationales.
Revendications et perspectives
Chancel Sekode-Ndeugbayi a déclaré avec fermeté qu'« aucun bailleur de fonds international ne devrait s’autoriser à financer un pouvoir qui refuse la critique, intimide ses opposants et étouffe le débat démocratique ». Cette déclaration vise à interpeller la communauté internationale sur la nature du régime en place et à conditionner l'aide au respect des principes démocratiques et de bonne gouvernance. Le Parti du Changement Social (PCS) a formulé des exigences claires et non négociables pour une sortie de crise, demandant en premier lieu « l'ouverture d'un réel dialogue politique national inclusif ». Ce dialogue est perçu comme essentiel pour désamorcer les tensions et construire un consensus sur l'avenir du pays.
Cette revendication fondamentale s'accompagne de l'appel du PCS à un « respect plein et entier des décisions du Conseil Constitutionnel », soulignant l'importance de l'État de droit et de l'indépendance des institutions judiciaires pour la stabilité démocratique. Le parti d'opposition a affirmé sa détermination inébranlable à poursuivre sa lutte « par des moyens pacifiques et démocratiques uniquement », réaffirmant son engagement envers les voies constitutionnelles et non-violentes pour parvenir à ses objectifs. Cette posture contraste avec les accusations de musellement et de refus de dialogue qu'il adresse au régime.
Le PCS a finalement exposé son objectif principal et ultime, à savoir « la libération du peuple centrafricain du joug de l'autoritarisme et de la misère ». Cette vision ambitieuse encapsule l'ensemble des critiques et des revendications du parti, qui se positionne comme un acteur majeur dans la promotion d'un changement profond pour la République Centrafricaine, axé sur la démocratie, la transparence et le bien-être de tous les citoyens. Le communiqué de presse du 12 septembre 2026 sert ainsi de feuille de route pour l'action future du PCS et d'appel à la mobilisation tant nationale qu'internationale.