Le préfet de Ndélé quitte sa résidence après une nuit d'apparitions d'oiseaux

Francis Bangue Doungoupo, préfet de Bamingui Bangoran.
Photo via Corbeaunews-centrafrique

Le préfet de Bamingui-Bangoran, Francis Bangue Doungoupo, a quitté sa résidence officielle située sur une colline de Ndélé, en République centrafricaine, suite à des apparitions d'oiseaux durant la nuit. L'événement s'est produit après qu'un hibou, puis quatre pigeons, aient été découverts dans sa chambre. Ces apparitions ont conduit au départ du préfet de son domicile, selon des sources locales. La situation a suscité un vif émoi au sein de la localité, marquant un tournant inattendu dans l'occupation de cette demeure historique.

Contexte de la résidence

La résidence officielle du préfet, perchée sur une hauteur, se trouve à l'écart du centre-ville de Ndélé. Cette localisation isolée, bien que stratégique, la distingue des habitations plus denses du cœur de la ville. Cette bâtisse fut érigée sous le règne de l'empereur Jean-Bedel Bokassa, ce qui lui confère une dimension historique et symbolique particulière dans le paysage local. Son architecture et son emplacement témoignent d'une époque révolue, mais son rôle en tant que résidence préfectorale perdure.

Avant ces événements, Francis Bangue Doungoupo avait auparavant enjoint aux habitants installés aux abords de la résidence de déguerpir. Cette demande de libération des terrains environnants avait été formulée dans un souci de délimitation et de protection du domaine public. Le préfet avait alors justifié cette demande en affirmant que la zone relevait du domaine public et devait être exclusivement dédiée à la résidence préfectorale. Il avait souligné que ces terres appartenaient à l'État et devaient être réservées à l'usage officiel de la préfecture. Cependant, certains résidents contestent cette vision, affirmant occuper ces lieux depuis plus de vingt ou trente ans, ce qui soulève des questions sur les droits d'occupation et la légitimité des revendications. La tension autour de cette question foncière avait déjà créé un certain malaise au sein de la communauté locale avant l'incident des oiseaux.

Les événements nocturnes

Un hibou est apparu sur une table située dans la chambre de Francis Bangue Doungoupo, préfet de Bamingui-Bangoran, au cours de la nuit. Cette apparition inattendue a été le prélude à une série d'événements jugés singuliers par le fonctionnaire. Cet événement a précédé la découverte de quatre pigeons supplémentaires, également dans sa chambre. La présence de ces oiseaux, particulièrement dans un espace clos et privé comme une chambre, a été perçue comme un signe troublant par le préfet. Ces apparitions inattendues ont suscité l'inquiétude du fonctionnaire, qui a interprété ces incidents comme des présages ou des manifestations inhabituelles. La nature mystérieuse de ces visites nocturnes a profondément affecté Francis Bangue Doungoupo, le conduisant à reconsidérer son lieu de résidence. Suite à ces incidents nocturnes, le préfet Francis Bangue Doungoupo a pris la décision de ne plus demeurer dans la résidence officielle de Ndélé. Il a quitté les lieux, marquant ainsi son refus de rester après ces événements jugés troublants et inexplicables.

Réactions et déménagement

Francis Bangue Doungoupo a quitté précipitamment sa résidence officielle après les événements nocturnes, choisissant de passer le reste de la nuit en ville, selon des sources locales. Ce départ hâtif témoigne de l'impact psychologique des apparitions d'oiseaux sur le préfet. Le préfet de Bamingui-Bangoran a ensuite pris la décision de s'installer de manière permanente au centre-ville de Ndélé. Ce choix marque une rupture nette avec son précédent lieu de vie et d'exercice de ses fonctions. Depuis cet épisode, Francis Bangue Doungoupo loge désormais dans cette partie de la localité, marquant un changement significatif par rapport à son habitation précédente, située sur une colline à l'écart. Ce déménagement fait suite aux apparitions d'un hibou et de quatre pigeons dans sa chambre, des événements qui ont manifestement eu un effet dissuasif sur le préfet, le poussant à abandonner une résidence pourtant historique et symbolique pour la région.