Les conducteurs de mototaxis à Bangui sont confrontés à une insécurité croissante, marquée par une multiplication récente des vols et des assassinats les ciblant. Cette situation alarmante a conduit les professionnels du secteur à exprimer leurs préoccupations face à la dégradation de leurs conditions de travail et à l'augmentation des risques qu'ils encourent quotidiennement. Les incidents, qui se sont intensifiés ces derniers temps dans la capitale centrafricaine, mettent en lumière la vulnérabilité de ces travailleurs essentiels au transport urbain. Les autorités locales sont interpellées pour prendre des mesures concrètes afin de garantir la sécurité des mototaxistes et de lutter contre cette criminalité montante.
Vague de crimes
La recrudescence de la criminalité ciblant les mototaxis a été marquée par plusieurs incidents graves. Fin août, un conducteur âgé de 22 ans a été tué lors d'un vol. Les faits se sont déroulés dans le quartier de Gbanikola 2, situé dans la commune de Bimbo, en périphérie de Bangui. Cet événement tragique illustre les dangers auxquels sont exposés les mototaxistes, souvent victimes de vols avec violence pouvant aller jusqu'au meurtre. La mort de ce jeune homme a ravivé les inquiétudes au sein de la profession et a accentué la pression sur les autorités locales pour qu'elles renforcent la sécurité.
Appel à l'action gouvernementale
L'association des mototaxis appelle le gouvernement centrafricain à renforcer de toute urgence les mesures de sécurité. Cette demande intervient dans un contexte de multiplication des agressions, vols et assassinats visant les conducteurs dans la capitale. Les représentants du secteur soulignent la nécessité d'une réponse rapide et concrète des autorités pour endiguer cette vague de criminalité. Ils insistent sur l'importance de protéger les travailleurs qui assurent une part essentielle du transport urbain à Bangui. Les mototaxistes attendent des actions visibles et efficaces pour pouvoir exercer leur profession sans craindre pour leur vie.
La peur des chauffeurs
Les conducteurs de mototaxis expriment une vive inquiétude pour leur sécurité face à l'intensification des agressions. Ils rapportent devoir désormais refuser des courses vers certaines destinations jugées trop risquées, particulièrement la nuit, par crainte d'être pris pour cible par des criminels. Cette situation contraint de nombreux mototaxistes à modifier leurs itinéraires habituels et à limiter leurs heures de travail, impactant directement leurs revenus et la disponibilité du transport pour les usagers. La peur de devenir la prochaine victime de vols ou d'agressions armées est palpable au sein de la profession à Bangui.
Urgence sécuritaire à Bangui
Emmanuel Samboli Fils, président de l'Association des mototaxis de Bangui, a alerté sur la gravité de la situation sécuritaire. Il a souligné que les agressions sont devenues quotidiennes, ciblant spécifiquement les conducteurs de mototaxis. Selon ses déclarations, ces attaques ne se limitent plus à des vols simples, mais incluent désormais des enlèvements et des assassinats. M. Samboli Fils a insisté sur le fait que la profession est en première ligne face à une criminalité organisée, qui ne cesse de s'intensifier dans la capitale centrafricaine. Il a appelé les autorités à prendre des mesures énergiques pour protéger ces travailleurs essentiels.