Des mercenaires du groupe Wagner ont été mis en déroute à Am-Dafock, dans la préfecture de la Vakaga, en République Centrafricaine, à la suite d'une offensive menée par des rebelles centrafricains. Les combattants russes n'auraient pas réussi à contenir la progression des insurgés, abandonnant leurs positions et fuyant la zone de combat, selon les informations disponibles. Cet événement marque un revers pour la présence de Wagner dans la région.
Offensive rebelle et fuite de Wagner
L'offensive menée à Am-Dafock par des groupes armés nationaux a spécifiquement impliqué des combattants affiliés au Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique et au Mouvement démocratique pour le rassemblement du peuple centrafricain. Ces forces rebelles se sont engagées dans des affrontements directs avec les mercenaires du groupe Wagner, qui étaient présents dans la localité. Selon des sources concordantes, l'assaut a conduit à une déroute des éléments de Wagner, les forçant à abandonner leurs positions. La progression des insurgés, soutenue par ces deux entités armées, aurait surpris les mercenaires russes, qui n'auraient pas été en mesure de maintenir leur emprise sur Am-Dafock. Cet événement note la capacité opérationnelle des groupes armés nationaux dans la région de la Vakaga.
Confirmation par la MINUSCA
Fari Tahéruka Shabazz analyse la déclaration de la MINUSCA, y voyant une confirmation implicite de la déroute des mercenaires de Wagner à Am-Dafock. L'expert note que, bien que le communiqué officiel de la Mission des Nations unies ne mentionne pas explicitement la présence ou la fuite des forces de Wagner, le contexte et la nature de la situation décrite par la MINUSCA corroborent les informations concernant les affrontements dans la région.
La déclaration officielle de la MINUSCA n'a pas fait état de la présence ou de la fuite des forces de Wagner lors des événements d'Am-Dafock, se concentrant sur les activités des groupes armés et la protection des civils. Cependant, l'analyse de Fari Tahéruka Shabazz suggère que les détails fournis par la mission onusienne, relatifs aux mouvements des groupes armés et à la situation sécuritaire dans la Vakaga, pointent indirectement vers la véracité des informations concernant les mercenaires.
Incident de sécurité et demande d'aide
Trois Casques bleus ont été blessés, dont un grièvement, au cours d'une patrouille de protection à Am-Dafock. Cet incident note la volatilité de la situation sécuritaire dans la région, où les forces onusiennes sont régulièrement confrontées à des dangers.
L'incident a impliqué des tirs dirigés vers une base opérationnelle temporaire de la MINUSCA, et non un assaut direct contre ses installations par les forces d'opposition armées. Les Casques bleus effectuaient une mission de routine lorsque leur patrouille a été ciblée, ce qui a conduit aux blessures des trois militaires. Cette attaque met en évidence les défis persistants auxquels la mission de maintien de la paix est confrontée en République Centrafricaine.
Responsabilité de l'État centrafricain
La communauté internationale, par l'intermédiaire de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), a formellement demandé au gouvernement centrafricain de déployer tous les moyens nécessaires. Cette requête vise à assurer la protection et l'assistance humanitaire aux populations civiles d'Am-Dafock, une localité touchée par des affrontements récents. La MINUSCA note ainsi la responsabilité de l'État dans la prise en charge des besoins urgents des habitants face à l'insécurité persistante dans la région.