Pêcheurs de Bangassou inquiets de la raréfaction du poisson

Un pêcheur en pleine activité sur la rivière Mbomou.
Photo: RNL/Destin de Bonheur Wilikon via Radiondekeluka

À Bangassou, dans la préfecture de Mbomou, les pêcheurs expriment leur inquiétude face à la raréfaction du poisson dans le fleuve Mbomou. Cette situation menace directement leur subsistance et l'économie locale. La diminution des prises, constatée par les acteurs du secteur, soulève des préoccupations quant à l'avenir de cette activité traditionnelle et à la sécurité alimentaire des populations. Les causes de cette pénurie sont au cœur des discussions parmi les communautés de pêcheurs.

Disparition progressive des poissons

La diminution des ressources halieutiques dans le fleuve Mbomou, à Bangassou, est désormais une réalité observable, selon les pêcheurs locaux. Cette raréfaction progressive du poisson a des conséquences directes sur les rendements de pêche. Plusieurs témoignages recueillis dans la préfecture de Mbomou font état d'une baisse significative des captures par rapport aux années précédentes. Cette situation pèse lourdement sur les revenus des familles dont la subsistance dépend directement de cette activité. Les pêcheurs, traditionnellement ancrés dans cette pratique, se trouvent confrontés à une incertitude croissante quant à la pérennité de leur métier et à leur capacité à subvenir à leurs besoins. La question des causes de cette disparition progressive des poissons est au centre des préoccupations des communautés riveraines.

Causes attribuées par les pêcheurs

Les pêcheurs de Bangassou attribuent cette situation préoccupante à une combinaison de facteurs, principalement la surpêche et l'utilisation de produits chimiques dans les cours d'eau. Selon leurs observations, la pression exercée sur les ressources halieutiques par des pratiques de pêche intensives a conduit à un épuisement progressif des stocks. L'introduction de substances chimiques dans le fleuve Mbomou serait également un élément aggravant, affectant la reproduction et la survie des poissons. Ces deux phénomènes, mis en avant par les acteurs locaux, sont perçus comme des menaces majeures pour la biodiversité aquatique et la pérennité de leur activité. Les communautés de pêcheurs expriment un profond désarroi face à ces pratiques qu'ils jugent destructrices pour leur environnement et leur moyen de subsistance.

Impact sur les moyens de subsistance

Selon les pêcheurs de Bangassou, les pratiques de surpêche et l'utilisation de produits chimiques menacent directement les ressources halieutiques du fleuve Mbomou. Cette situation fragilise leurs moyens de subsistance, déjà précaires, et met en péril la tradition de la pêche dans la région. La diminution des prises, rapportée par les acteurs locaux, a des répercussions concrètes sur la capacité des familles à générer des revenus suffisants. Leurs témoignages soulignent une inquiétude croissante face à l'avenir de leur profession et à la sécurité alimentaire des communautés dépendantes de cette activité.

Appel à des solutions urgentes

Face à cette situation alarmante, Destin de Bonheur Wilikon, le président de l'Association des pêcheurs de Bangassou, exhorte les autorités à prendre des mesures immédiates. Il appelle notamment le gouvernement centrafricain à une intervention rapide pour enrayer la surpêche et interdire l'utilisation des produits chimiques dans le fleuve Mbomou. Selon M. Wilikon, la survie de la faune aquatique et la pérennité de l'activité de pêche dépendent de ces actions urgentes. Son association espère une prise de conscience et un engagement fort pour protéger les ressources halieutiques de la région et assurer l'avenir des communautés de pêcheurs.