Powers Sécurité : Chasse aux sorcières interne après des fuites vers la presse

Le DGA de Power Sécurité , Pasteur Osé Balezou
Photo via Corbeaunews-centrafrique

Powers Sécurité mène actuellement une « chasse aux sorcières » interne à Bangui, cherchant à identifier les employés soupçonnés d'avoir divulgué des informations à Corbeau News Centrafrique. Cette opération fait suite à des fuites concernant une cérémonie qui s'est déroulée dans un établissement situé Avenue De Gaulle, près de l'ambassade de France, dans le 1er arrondissement de la capitale centrafricaine. L'entreprise est engagée dans cette démarche pour contrer ce qu'elle considère comme la transmission non autorisée d'informations à la presse. Samedi, des inspecteurs ont affirmé que l'identité de la personne recherchée était désormais connue et que les procédures d'arrestation avaient été lancées, signalant une escalade dans cette affaire.

Contestation des publications et démarches judiciaires

Powers Sécurité a transmis un droit de réponse officiel à Corbeau News Centrafrique, contestant plusieurs de ses publications récentes. Dans ce droit de réponse, la société dénonce certaines informations comme étant fausses et met en doute la fiabilité des témoignages utilisés dans les articles mis en cause. L'entreprise cherche ainsi à discréditer les révélations du média, affirmant que les faits rapportés sont inexacts et que les sources citées manquent de crédibilité. Corbeau News Centrafrique a également indiqué avoir été informé de contacts établis avec le parquet concernant cette affaire, suggérant que Powers Sécurité pourrait envisager des poursuites judiciaires à l'encontre des auteurs des fuites ou même du média lui-même. Ces démarches soulignent la gravité avec laquelle Powers Sécurité perçoit ces divulgations.

Suspicions et craintes au sein du personnel

Plusieurs membres du personnel seraient désormais soupçonnés d'avoir communiqué avec la presse, selon des informations rapportées par des sources internes. Ces employés feraient l'objet de craintes de sanctions allant du licenciement à des poursuites judiciaires. L'ambiance au sein de l'entreprise est décrite comme tendue, alors que l'enquête interne se poursuit pour identifier les auteurs des fuites. La pression exercée par la direction a créé un climat de méfiance généralisée, où chaque employé pourrait se sentir potentiellement visé par cette investigation. Les rumeurs et les interrogatoires internes contribuent à cette atmosphère pesante, renforçant l'inquiétude quant aux conséquences professionnelles et personnelles pour les personnes identifiées.

Contexte et précédents de l'enquête interne

Cette situation fait suite à des publications de Corbeau News Centrafrique que Powers Sécurité conteste, ayant transmis un droit de réponse officiel au média. L'entreprise dénonce des informations fausses et met en doute la fiabilité des témoignages cités dans les articles concernés. La méthode d'enquête interne actuelle est comparée à un incident antérieur ayant impliqué la Fondation Hirondelle. Ce précédent renforce les inquiétudes au sein du personnel de Powers Sécurité quant aux répercussions potentielles de cette recherche de fuites. La référence à la Fondation Hirondelle suggère que Powers Sécurité a déjà eu recours à des méthodes d'investigation similaires par le passé, ce qui alimente les craintes des employés concernant la rigueur et les potentielles conséquences de l'enquête en cours.

Déroulement des événements et tension croissante

La tension est montée vendredi lors d'une cérémonie d'adieu organisée pour un employé de Powers Sécurité rejoignant la Banque des États de l'Afrique centrale (BEAC). Au cours de cet événement, des inspecteurs ont évoqué l'arrestation imminente d'un employé. Cette personne a été identifiée comme la source d'informations divulguées à Corbeau News Centrafrique. La discussion a eu lieu alors que la société intensifie ses recherches pour identifier les auteurs des fuites internes. Le fait que ces révélations aient été faites publiquement, lors d'une cérémonie d'adieu, a créé un choc et a exacerbé le sentiment d'insécurité parmi les employés présents. Cet incident a clairement marqué un tournant dans l'affaire, transformant une enquête discrète en une affaire publique aux répercussions potentiellement graves pour la personne mise en cause.