En République centrafricaine, un remaniement ministériel d'envergure semble se dessiner, tandis que le Premier ministre Félix Moloua refuse catégoriquement de céder sa place. Des rumeurs persistantes, corroborées par des sources concordantes, placent Obed Namsio et Félix Moloua au cœur d'un jeu de chaises musicales complexe, qui pourrait redéfinir l'architecture du gouvernement. La stratégie adoptée par le Président Faustin-Archange Touadéra semble viser, dans un premier temps, à stabiliser la branche législative avant d'opérer des changements significatifs au sein de l'exécutif. Cette approche suggère une volonté délibérée de consolider le pouvoir parlementaire et d'assurer une certaine assise institutionnelle avant d'aborder la délicate question de la composition du nouveau gouvernement. Le Palais de la Renaissance, siège de la présidence, est actuellement le théâtre de ces tractations politiques intenses, où chaque décision est scrutée avec attention.
Le Premier ministre refuse le poste proposé
Félix Moloua n'est manifestement pas favorable à ce plan de remaniement et a déclaré sans équivoque qu'il ne démissionnera pas de son poste actuel. Le Premier ministre s'est vu proposer la position de ministre d'État, directeur de cabinet du Président, une offre qu'il considère ouvertement comme une rétrogradation inacceptable. Selon les informations disponibles, le plan initial prévoyait qu'Obed Namsio occupe le poste de Premier ministre, tandis que Félix Moloua recevrait un autre portefeuille ministériel en compensation. Cependant, Moloua maintient fermement sa position de rester Premier ministre jusqu'à la création légale du poste de Vice-Président, date à laquelle il accepterait de se retirer de ses fonctions actuelles. Cette résistance marque un point de tension majeur dans les discussions en cours sur la composition du futur gouvernement, compliquant les manœuvres présidentielles.
Priorité à l'Assemblée nationale
Face à cette situation, le Président Touadéra a choisi de se pencher en premier lieu sur la question clé de la présidence de l'Assemblée nationale. Il a fixé la date butoir au 10 mai pour cette résolution, soulignant l'urgence de stabiliser l'organe législatif. La loi organique définissant les attributions du Vice-Président, un poste clé dans la vision de Moloua, n'a pas encore été votée par l'Assemblée nationale, ce qui renforce l'importance et la complexité de cette étape législative. Pour la présidence de l'Assemblée nationale, deux figures politiques majeures sont en lice : Simplice Mathieu Sarandji et Évariste Ngamana. Le choix du futur président de l'Assemblée aura des répercussions significatives sur l'équilibre des pouvoirs et la capacité du gouvernement à faire passer ses réformes.
Manœuvres politiques internes sans ingérence extérieure
Le chef de l'État a pris la décision de gérer ces nominations et ces tractations au sein du cercle politique interne, écartant toute intervention ou influence des instructeurs russes d'Africa Corps dans ces décisions gouvernementales. Cette approche note une volonté claire de maintenir le contrôle national sur les tractations gouvernementales et de préserver la souveraineté du processus de formation du gouvernement. Cette position renforce l'idée que les décisions clés concernant l'avenir politique du pays sont prises par les acteurs nationaux, sans ingérence extérieure.
Attentes et impatience croissante
Les candidats aux différents postes ministériels expriment une impatience croissante face à la lenteur des décisions. Cette attente prolongée installe un climat d'incertitude dans les cercles politiques, alors que le Président Touadéra poursuit ses consultations pour finaliser la composition du gouvernement. La situation actuelle, marquée par le refus catégorique de Félix Moloua de quitter son poste de Premier ministre, contribue fortement à cette impatience générale parmi ceux qui aspirent à des responsabilités au sein de l'exécutif. Les tractations en cours au Palais de la Renaissance soulignent la complexité de ce remaniement, qui s'étire au-delà des attentes initiales, laissant planer le doute sur la date finale de l'annonce du nouveau gouvernement.