République Centrafricaine : La stratégie de représailles du régime Touadéra contre l'opposition

La devanture de la résidence de Maître Crépin Mboli-Goumba la nuit
Photo via Corbeaunews-centrafrique

En République centrafricaine, critiquer le régime du président Faustin-Archange Touadéra est désormais suivi de représailles administratives quasi immédiates. Cette situation s'est manifestée par un ciblage du harcèlement administratif, survenu 48 heures après une conférence de presse de l'opposition dénonçant un projet de modification constitutionnelle pour un troisième mandat présidentiel. La réponse du gouvernement a pris la forme d'une menace de démolition de travaux réalisés à l'entrée de la résidence de Maître Crépin Mboli-Goumba, effectués à ses frais.

Maître Crépin Mboli-Goumba a exprimé des préoccupations sécuritaires, déclarant : « Il y a, comme vous le savez, des inquiétudes au niveau de Boali. Vous êtes au courant qu’il y a des enlèvements contre rançon. Il y a des groupes armés dont la présence est signalée et confirmée, pas seulement à Boali, mais tout autour de la ville de Bangui. » Il a également critiqué l'« autisme politique du président Touadéra et de son régime », soulignant que « le dialogue politique que nous avons demandé à l’époque reste d’actualité, mais de nature différente. La crise s’est aggravée, aussi bien sur le plan politique, économique que sécuritaire. »

Détails de la répression administrative

Maître Crépin Mboli-Goumba, coordinateur du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), a reçu une convocation officielle du ministère de l'Urbanisme. Cette démarche fait suite à la conférence de presse qu'il a tenue pour le BRDC, afin de s'opposer aux modifications constitutionnelles et de dénoncer la réélection du président Touadéra pour un troisième mandat. Une délégation du ministère de l'Urbanisme s'est par la suite rendue à la résidence de Maître Crépin Mboli-Goumba, exigeant des employés de maison la présentation immédiate des permis de construire.

Le parti d'opposition a réagi en publiant des documents attestant d'une autorisation accordée par la mairie de Bangui en septembre 2012 pour les travaux effectués à l'entrée de la résidence de Maître Crépin Mboli-Goumba. L'opposition affirme que l'espace public éclairé et pavé situé devant la résidence, alimenté par le compteur privé de Maître Mboli-Goumba, bénéficie aux résidents du quartier ainsi qu'aux étudiants. Le ministère de l'Urbanisme est dirigé par une personnalité issue d'une rébellion, qui ferait l'objet d'un mandat d'arrêt de la Cour Pénale Spéciale (CPS), selon des sources proches de l'opposition.

Critiques de l'opposition sur la situation

Sur Radio Ndeke Luka, Maître Crépin Mboli-Goumba a affirmé que l'économie nationale fonctionne au ralenti et que « rien ne marche » dans le pays. Il a également signalé une « résurgence alarmante des activités criminelles » autour de Bangui, évoquant des enlèvements contre rançon et la présence de groupes armés.

Maître Mboli-Goumba a détaillé cette situation sécuritaire, déclarant : « Il y a, comme vous le savez, des inquiétudes au niveau de Boali. Vous êtes au courant qu’il y a des enlèvements contre rançon. Il y a des groupes armés dont la présence est signalée et confirmée, pas seulement à Boali, mais tout autour de la ville de Bangui. » Il a attribué cette dégradation à un « autisme politique du président Touadéra et de son régime », soulignant que le refus du président d'écouter les forces nationales aggrave la crise.

D'après Maître Mboli-Goumba, « le dialogue politique que nous avons demandé à l’époque reste d’actualité, mais de nature différente. La crise s’est aggravée, aussi bien sur le plan politique, économique que sécuritaire. » Ces déclarations mettent en lumière les inquiétudes de l'opposition concernant la gouvernance et la stabilité de la République centrafricaine.

Appel à un dialogue renouvelé

Maître Crépin Mboli-Goumba, coordinateur du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), a de nouveau insisté sur la nécessité d'un dialogue politique en République centrafricaine. Selon lui, bien que la demande de dialogue formulée par le BRDC reste pertinente, la nature de celui-ci doit évoluer face à une crise aggravée. Il a dénoncé « l’autisme politique du président Touadéra et de son régime », affirmant que cette attitude a contribué à l'aggravation de la situation. Sur Radio Ndeke Luka, Maître Mboli-Goumba a déclaré : « Le dialogue politique que nous avons demandé à l’époque reste d’actualité, mais de nature différente. La crise s’est aggravée, aussi bien sur le plan politique, économique que sécuritaire. » Il a également exprimé ses préoccupations sécuritaires, mentionnant : « Il y a, comme vous le savez, des inquiétudes au niveau de Boali. Vous êtes au courant qu’il y a des enlèvements contre rançon. Il y a des groupes armés dont la présence est signalée et confirmée, pas seulement à Boali, mais tout autour de la ville de Bangui. » Ces déclarations soulignent l'appel de l'opposition à une réévaluation des approches gouvernementales.

Contexte politique et sécuritaire

L'armée de la République centrafricaine fait voler un ancien hélicoptère de combat d'origine soviétique au-dessus de Bangui, de jour comme de nuit, ce qui suscite l'incompréhension et l'anxiété au sein de la population. Ce contexte est marqué par une directive claire du parti au pouvoir : « Pour chaque déclaration d'un opposant politique, une réponse viendra. » Cette approche du régime de Faustin-Archange Touadéra envers l'opposition se manifeste par une surveillance et une réactivité accrues, perçues comme une stratégie de représailles. Les survols constants de l'hélicoptère contribuent à un climat de tension perceptible dans la capitale.