Gisèle MOLOMA, ministre d'État chargée de l'Équipement et des Travaux publics, a signalé des retards concernant le projet d'infrastructure Corridor 13 lors du conseil des ministres tenu le 20 août 2026. Cette déclaration officielle, formulée devant l'ensemble des membres de l'exécutif, confirme un décalage significatif dans le calendrier initialement prévu pour la réalisation de ce chantier stratégique en République centrafricaine. Les travaux, qui concernent l'axe routier essentiel reliant Mbaïki, font l'objet d'un suivi particulier et rigoureux de la part des autorités gouvernementales, conscientes de l'importance de cette artère pour le désenclavement et le développement économique du pays.
La ministre a exposé la situation technique précise devant le Conseil des ministres pour acter les difficultés rencontrées sur le terrain par les entreprises en charge de l'exécution des travaux. Cette présentation détaillée visait à informer les membres du gouvernement sur les blocages opérationnels qui entravent la progression normale du projet. Aucune nouvelle échéance de livraison n'a été communiquée à l'issue de cette présentation formelle devant les membres du gouvernement réunis pour évaluer l'état d'avancement des grands projets nationaux, laissant planer une incertitude sur la date de finalisation du Corridor 13.
Causes identifiées des retards
La gestion simultanée de 17 projets distincts constitue l'une des causes majeures identifiées par le gouvernement pour justifier le ralentissement actuel du chantier. Cette charge de travail importante, imposée aux services techniques et administratifs, complique la coordination nécessaire au bon déroulement du Corridor 13. À cette complexité opérationnelle s'ajoute la lenteur constatée dans l'obtention des avis de non-objection requis auprès de la Banque africaine de développement (BAD). Ces autorisations administratives, nécessaires à chaque étape de validation des engagements financiers et techniques, ralentissent la progression des travaux sur le terrain et empêchent le déploiement optimal des équipes de construction.
Le processus de passation des marchés publics relatif au Corridor 13 a fait l'objet d'une enquête publiée en mai 2023 par Corbeau News Centrafrique. Ce travail journalistique portait spécifiquement sur les modalités de sélection des entreprises SINOHYDRO Corporation et China Harbour Engineering Company (CHEC). Les investigations menées à cette période interrogeaient la transparence et la conformité des procédures ayant conduit au choix de ces deux opérateurs pour la réalisation des infrastructures prévues. Cette mise en lumière médiatique avait suscité des questionnements sur le respect des normes en vigueur lors de l'attribution des contrats de construction.
Face à ces difficultés persistantes, les autorités centrafricaines ont sollicité la Banque africaine de développement (BAD). Le gouvernement demande à cette institution financière internationale de mettre en place des mesures visant à simplifier les procédures administratives. L'objectif affiché par cette requête est de soutenir le processus de passation des marchés et d'accélérer le rythme d'exécution des travaux sur le Corridor 13. Le gouvernement espère ainsi lever les freins bureaucratiques qui pèsent sur l'avancement du projet, tout en garantissant un suivi plus efficace des engagements contractuels pris avec les entreprises sélectionnées. L'issue de ces discussions avec la Banque africaine de développement (BAD) demeure déterminante pour la reprise effective du chantier.