Tensions au sein de l'UFEB Bataillon 2 : Le Pasteur Issan Faki envisage de démissionner

Des troubles ont éclaté lors d'un service religieux le dimanche 12 avril 2026 à Bangui, marquant un événement tendu au sein de l'UFEB Bataillon 2. Cet incident a mis en lumière des dissensions profondes au sein de la communauté religieuse et a eu des répercussions directes sur la santé de son dirigeant. Le Pasteur Issan Faki a été profondément affecté par ces incidents. Selon des sources proches, le Pasteur Issan Faki aurait subi un choc psychologique sévère en apprenant les événements survenus. Cette réaction a entraîné une brusque augmentation de sa tension artérielle, le plongeant dans un état comateux. Les circonstances exactes des troubles à Bangui et leur impact sur la santé du Pasteur Issan Faki sont au cœur des préoccupations actuelles, suscitant de nombreuses interrogations quant à l'avenir de la congrégation et de son leadership.

Incidents lors du culte

Le service religieux du 12 avril 2026 a été le théâtre d'une série d'incidents qui ont mis en évidence les tensions sous-jacentes. Deux compositions musicales du Pasteur Issan Faki, comportant des paroles jugées dures et visant spécifiquement des membres de l'église, ont été diffusées pendant le service religieux. Ces paroles, perçues comme des attaques personnelles, ont immédiatement provoqué un malaise au sein de l'assemblée. Une cheffe de chorale, qui avait été précédemment relevée de ses fonctions de diaconesse, a vivement contesté l'utilisation du canal musical lors de l'office, estimant que de telles chansons n'avaient pas leur place dans un cadre de culte. Son intervention a été un catalyseur pour l'escalade des tensions.

Le président de la chorale a appuyé la position de la cheffe de chorale, manifestant ainsi son désaccord avec la diffusion des œuvres du pasteur. Malgré ces protestations initiales, la chorale a finalement diffusé la chanson du Pasteur Issan Faki durant le culte, ce qui a exacerbé la situation. La décision de diffuser la chanson a été perçue par certains comme un acte de défi, tandis que d'autres y ont vu une tentative de maintenir un semblant d'ordre. L'ambiance est devenue de plus en plus électrique.

L'épouse du Pasteur Issan Faki a tenté de prendre la parole à ce moment-là, probablement pour apaiser la situation ou pour défendre son mari, mais elle en a été empêchée par le responsable du service. Cette entrave à la prise de parole a été un autre point de friction majeur. Cet incident a provoqué une réaction vive de la part de la fille du pasteur, qui a exprimé sa colère au cours de la cérémonie, ajoutant une dimension émotionnelle intense à la discorde publique. La scène a profondément marqué les fidèles présents, transformant un moment de recueillement en une confrontation ouverte.

Dénonciations publiques et appels

Dans le sillage de ces événements houleux, le président de la chorale a pris la parole pour dénoncer publiquement la gestion du pasteur Issan Faki depuis l'année 2019. Ses déclarations ont fait état de malversations, d'insultes et de provocations attribuées au pasteur, brossant un tableau sombre de la gouvernance de l'église. Ces accusations graves ont ajouté à la tension déjà palpable au sein de l'UFEB Bataillon 2, suggérant que les incidents du culte n'étaient que la partie émergée d'un malaise plus profond et plus ancien. Le président de la chorale a détaillé des comportements qui, selon lui, auraient miné la confiance et l'unité de la congrégation au fil des ans. Ces accusations ont été formulées dans la foulée des incidents survenus lors du service religieux, où la diffusion de compositions musicales du pasteur avait déjà suscité de vifs désaccords et des protestations publiques.

Dans ce contexte de vives critiques et de remise en question de l'autorité pastorale, le président de la chorale a également lancé un appel public pour le remplacement immédiat du pasteur Issan Faki. Cette demande radicale et sans équivoque note la gravité de la crise de confiance qui frappe l'UFEB Bataillon 2. Cette demande intervient alors que le pasteur est rapporté comme étant en état de choc psychologique et de coma, suite aux événements du dimanche 12 avril 2026 à Bangui, ajoutant une dimension tragique à la situation et soulevant des questions éthiques sur le moment de cet appel.

Conséquences médicales et retour

Le Pasteur Issan Faki se trouvait à Yaoundé, au Cameroun, au moment des incidents survenus à Bangui, selon des sources concordantes. C'est là-bas qu'il a appris les détails des troubles, ce qui a provoqué sa détérioration médicale. Il a ensuite été hospitalisé dans cette même ville camerounaise pour y recevoir des soins médicaux urgents, en raison de son état comateux et de sa tension artérielle dangereusement élevée. Son hospitalisation a été une période d'incertitude quant à son rétablissement. Après avoir quitté l'hôpital et obtenu un visa pour la Suisse, le Pasteur Issan Faki est retourné à Bangui. Ce voyage en Suisse, dont les raisons précises n'ont pas été détaillées, a précédé son retour dans la capitale centrafricaine.

Depuis son retour de Suisse, il n'a pas assisté aux services religieux de l'UFEB Bataillon 2 pendant près de trois semaines. Son absence prolongée des offices a été remarquée par les fidèles et a alimenté les spéculations sur son état de santé et son avenir au sein de l'église. Cette absence a également laissé un vide dans la direction spirituelle de la congrégation, en pleine période de crise.

Impact sur l'église et avenir

Face à cette situation complexe et aux pressions internes, le Pasteur Issan Faki envisage sérieusement de renoncer à sa charge locale pour devenir un pasteur missionnaire itinérant, selon des sources proches de la situation. Cette éventualité, si elle se concrétisait, marquerait un tournant majeur pour l'UFEB Bataillon 2 et pour le pasteur lui-même, suggérant une volonté de se retirer des tensions locales pour se consacrer à une mission plus large. Cette décision potentielle survient alors que l'UFEB Bataillon 2 traverse une période de turbulences sans précédent, marquée par des divisions profondes et une incertitude quant à son leadership.

Parallèlement, l'église a connu une baisse significative de ses effectifs. Le nombre de ses membres se situe désormais entre 200 et 300 personnes, marquant une diminution notable de sa congrégation. Cette réduction des fidèles intervient dans un contexte de tensions internes et d'incidents récents ayant affecté le pasteur et la communauté, et pourrait être un indicateur de la perte de confiance et de l'exode de certains membres. L'avenir de l'UFEB Bataillon 2 semble désormais suspendu à la décision du Pasteur Issan Faki et à la capacité de la congrégation à surmonter les divisions qui la minent.