Tensions en République centrafricaine : le gouvernement lie les manifestations à la crise de 2013

Photo de la conférence de presse de L’Observatoire pour la Gouvernance Démocratique en Centrafrique (OGDC) et la plateforme I Gwé au Centre Saint Jean 23 à Bangui
Photo via Corbeaunews-centrafrique

Le gouvernement de la République centrafricaine a diffusé un communiqué officiel le 18 octobre 2026 concernant des manifestations prévues sur le territoire. Les autorités nationales établissent un lien direct entre ces rassemblements annoncés et la crise de 2013. Ce document gouvernemental situe ces mouvements de contestation dans la continuité des événements sécuritaires ayant marqué cette période précise. Aucune autre précision n'a été apportée par les instances officielles sur les organisateurs de ces manifestations ou sur les mesures spécifiques envisagées par l'État à Bangui pour répondre à cette situation. La position gouvernementale se concentre exclusivement sur cette mise en perspective historique pour qualifier les projets de mobilisation actuels au sein de la République centrafricaine.

Cette communication officielle, rendue publique le 18 octobre 2026, note la préoccupation des autorités face aux appels à la mobilisation circulant sur le territoire. En associant explicitement les projets de rassemblement à la crise de 2013, le gouvernement cherche à noter la gravité qu'il attribue à ces événements. Cette lecture des faits, telle que présentée dans le communiqué du 18 octobre 2026, constitue le socle de la réponse étatique face à la contestation.

La répression des voix dissidentes

Cinq membres de la société civile ont été arrêtés à Bangui avant la tenue des manifestations. Ces interpellations se sont déroulées en amont des rassemblements prévus sur le territoire national. Ces arrestations, survenues à Bangui, visent des individus identifiés par les forces de l'ordre comme des acteurs de la société civile. L'opération a été menée juste avant que les manifestations ne puissent avoir lieu.

Bienvenu Zokoué, ministre de l'Intérieur, a qualifié les manifestations contre la hausse des prix du carburant de menace pour la stabilité nationale. Le ministre a précisé sa position en liant directement ces mouvements de contestation sociale à des risques pesant sur la sécurité globale du pays. Cette déclaration intervient dans un contexte où les autorités multiplient les mises en garde concernant l'ordre public. Selon Bienvenu Zokoué, la contestation liée à la hausse des prix du carburant dépasse le cadre des revendications économiques pour devenir un enjeu de sécurité nationale. Le ministre de l'Intérieur insiste sur le fait que ces actions pourraient compromettre la stabilité du pays.

Le gouvernement a également accusé le Bloc républicain pour la défense de la Constitution (BRDC) et l'Union pour le renouveau centrafricain (URCA) de chercher à paralyser les institutions publiques et privées. Les autorités centrafricaines imputent à ces deux organisations la volonté de bloquer le fonctionnement des services et des entreprises par le biais des mobilisations annoncées. Aucun détail supplémentaire n'a été fourni par les instances officielles sur les modalités concrètes de cette prétendue tentative de blocage institutionnel.

L'implication supposée du Bloc républicain pour la défense de la Constitution (BRDC) et de l'Union pour le renouveau centrafricain (URCA) est au cœur des accusations portées par l'exécutif. Le gouvernement affirme que ces deux entités, le Bloc républicain pour la défense de la Constitution (BRDC) et l'Union pour le renouveau centrafricain (URCA), orchestrent une stratégie visant à paralyser les institutions publiques ainsi que le secteur privé. Cette accusation de tentative de blocage des services essentiels et des entreprises privées marque une escalade dans le discours des autorités à l'égard de ces organisations. L'État maintient sa vigilance alors que les tensions persistent autour de ces annonces de mobilisation.