Trois Centrafricains enlevés et torturés par des mercenaires russes

Image d’illustration des jeunes centrafricains arrêtés par les mercenaires russes du groupe Wagner, appuyés par des gendarmes, policier et FACA
Photo via Corbeaunews-centrafrique

Trois jeunes Centrafricains ont été enlevés par des mercenaires du groupe paramilitaire russe Wagner le mardi 19 mai 2026. Cette arrestation est survenue en plein jour, selon Corbeau News Centrafrique, ajoutant à l'inquiétude grandissante concernant les activités des forces étrangères dans la région. Les prisonniers ont ensuite été conduits vers les installations des forces de sécurité privées russes situées à Obo, dans la préfecture du Haut-Mbomou, un site connu pour abriter les opérations de ce groupe.

Identité des victimes et circonstances de l'arrestation

Parmi les trois personnes arrêtées, l'une est un ancien milicien Azande des groupes d'autodéfense. Cet individu avait été formé et intégré aux forces armées centrafricaines, marquant un parcours d'intégration formelle. Il avait été désarmé et était en possession d'un certificat délivré par le préfet, attestant de son désarmement officiel et de son statut civil. Cette information clé a été rapportée par Corbeau News Centrafrique, soulignant l'irrégularité de son interpellation malgré son statut.

Les deux autres personnes interpellées sont décrites comme de simples civils par la même source. Selon Corbeau News Centrafrique, ces deux individus n'ont aucun passé d'implication au sein de groupes armés, ce qui rend leur arrestation d'autant plus préoccupante. Leur interpellation a eu lieu simultanément avec celle de l'ancien milicien le mardi 19 mai 2026, à Obo, en plein jour, sans qu'aucune raison officielle n'ait été fournie pour cette action musclée. L'enlèvement s'est déroulé de manière visible, sous les yeux de témoins, accentuant le sentiment d'impunité des ravisseurs.

Témoignages de torture et violences subies

Les trois victimes ont subi de graves violences physiques après leur arrestation. Des témoignages rapportent l'utilisation d'installations électriques spécifiques pour infliger des décharges électriques sur des zones sensibles du corps, selon Corbeau News Centrafrique. Ces sévices auraient eu lieu dans les installations des forces de sécurité privées russes à Obo, où les individus avaient été conduits après leur enlèvement le mardi 19 mai 2026. L'ancien milicien Azande et les deux civils auraient été soumis à ces actes de torture, comme l'a indiqué la même source, décrivant des méthodes cruelles destinées à infliger une douleur intense. La nature des blessures et les récits de ces actes de barbarie soulignent la gravité des traitements infligés aux détenus.

Contexte d'insécurité chronique dans le Haut-Mbomou

Cette opération de transfert forcé s'inscrit dans une série de disparitions et d'exécutions rapportées quotidiennement dans la préfecture du Haut-Mbomou. Selon les informations recueillies, les enlèvements et les violences perpétrées par les mercenaires russes ne sont pas des incidents isolés dans cette région, mais plutôt des manifestations d'une tendance plus large et inquiétante.

Les habitants de la préfecture du Haut-Mbomou décrivent un climat d'insécurité permanent, marqué par des enlèvements répétés menés par les forces étrangères. Cette situation contribue à un sentiment de peur et de vulnérabilité au sein de la population locale, confrontée à des actes récurrents de violence et de disparition sans recours apparent. La présence de ces forces, censées assurer la sécurité, semble paradoxalement générer une terreur constante pour les civils. Cette dynamique crée un environnement où les droits humains sont régulièrement bafoués, exacerbant les tensions et la méfiance envers les acteurs armés présents sur le territoire.

Transfert vers Bangui

Après les sévices subis, les victimes ont été embarquées le mercredi à bord d'un hélicoptère en direction de la capitale, Bangui. Ce transfert fait suite à leur enlèvement et aux tortures subies dans les installations des forces de sécurité privées russes à Obo, selon Corbeau News Centrafrique. La destination exacte et les raisons de ce transfert vers la capitale restent indéterminées à ce stade, alimentant les inquiétudes quant au sort des trois hommes.