Issa Soulemane, un jeune Centrafricain, a été victime d'une arnaque aux fausses offres d'études au Tchad, perdant 400 000 francs CFA. L'affaire a commencé lorsqu'un ancien camarade de classe l'a contacté sur Facebook, lui proposant une opportunité de poursuivre ses études à Ndjamena. Selon Issa Soulemane, son collègue lui a envoyé la liste des pièces à fournir, incluant un certificat de nationalité et des photos d'identité, affirmant qu'une année d'écolage coûtait 650 000 francs CFA, couvrant aussi le loyer et les frais sanitaires. Une fois au Tchad, il a été contraint de verser 400 000 francs CFA, la somme qu'il avait sur lui. « Ils m’ont pris 400 000 francs CFA et m’ont mis la pression pour appeler mes parents afin qu’ils envoient le reste de l’argent », a-t-il déclaré.
Le piège de l'offre alléchante
Après avoir versé 400 000 francs CFA, Issa Soulemane a rapporté avoir subi des pressions pour contacter ses parents afin qu'ils envoient le reste de l'argent. « Ils m’ont pris 400 000 francs CFA et m’ont mis la pression pour appeler mes parents afin qu’ils envoient le reste de l’argent », a-t-il déclaré, ajoutant avoir alors compris qu'il était victime d'une arnaque. L'opportunité d'études lui avait été présentée par un ancien camarade de classe qui l'avait recontacté sur Facebook, selon M. Soulemane. Ce collègue lui avait affirmé que son école au Tchad recrutait de nouveaux étudiants et l'avait encouragé à saisir cette chance.
Il lui avait également précisé qu'une année d'écolage s'élevait à 650 000 francs CFA, un montant qui devait couvrir non seulement les frais de scolarité, mais aussi le loyer et les frais sanitaires. M. Soulemane a raconté que l'individu l'a aidé avec les procédures de départ et l'a même accompagné jusqu'à la frontière pour faciliter son entrée à Ndjamena. « J’ai préparé le dossier et lui ai envoyé toutes les pièces demandées », a-t-il expliqué.
Voyage et désillusion à Ndjamena
Issa Soulemane a quitté Bangui pour Ndjamena en janvier 2026. À son arrivée à la frontière, il a été accueilli par son collègue, selon ses dires. Ensemble, ils se sont rendus à l’administration de l’école où trois jeunes hommes se sont présentés comme des responsables, a-t-il précisé. M. Soulemane a remarqué que l’environnement de l’établissement présumé ne ressemblait pas à celui d’une institution sérieuse. Les prétendus responsables ont exigé le versement immédiat de la totalité des frais d’écolage, soit 650 000 francs CFA.
N’ayant que 400 000 francs CFA sur lui, il a déclaré : « Ils m’ont pris 400 000 francs CFA et m’ont mis la pression pour appeler mes parents afin qu’ils envoient le reste de l’argent ». C’est à ce moment qu’Issa Soulemane a réalisé qu’il était victime d’une arnaque et qu’il était en danger. Le collègue qui l'avait invité a commencé à l’éviter, se faisant rare et fuyant toute approche, selon M. Soulemane.
Face à la pression et aux conditions difficiles, Issa Soulemane a décidé de fuir. Il a profité d’une sortie pour quitter les lieux sans ses bagages. Il a retrouvé une connaissance qui l’a hébergé pendant cinq jours et l’a aidé à organiser son départ. Issa Soulemane a passé deux semaines à Ndjamena avant de rentrer.
La lutte contre la désinformation
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Appels à la vigilance
Issa Soulemane a déclaré avoir perdu 400 000 francs CFA, ainsi que ses documents et son temps dans cette arnaque, après avoir passé deux semaines à Ndjamena. Il a raconté avoir profité d'une sortie pour quitter les lieux sans ses bagages, puis avoir retrouvé une connaissance qui l'a hébergé et aidé à organiser son départ du pays.
M. Soulemane a averti les jeunes Centrafricains : « À travers ce témoignage, je souhaite mettre en garde mes pairs : soyez très prudents face aux opportunités d’études à l’étranger ». Il a également conseillé aux parents : « Aux parents, je recommande de ne jamais laisser vos enfants partir sans avoir vérifié la crédibilité de l’université ou de l’institut qui les accueille ». L'ancien camarade de classe qui l'avait contacté sur Facebook et l'avait accompagné jusqu'à la frontière n'est plus joignable. M. Soulemane a confirmé que les numéros de téléphone utilisés par son collègue sont désormais « plus opérationnels » depuis son retour à Bangui.