Blocage des poids lourds à la frontière de Garoua-Boulaï

Garoua-Boulaï : trafic bloqué à la suite du mécontentement des transporteurs
Photo via Radiondekeluka

Plus de 100 camions de marchandises sont immobilisés à Garoua-Boulaï depuis plus d'une semaine au 13 octobre 2026. Ces véhicules se trouvent sur le corridor Bangui-Douala, axe stratégique reliant la République centrafricaine au port camerounais. Les transporteurs refusent de poursuivre leur trajet pour protester contre le harcèlement policier exercé par les forces de sécurité centrafricaines.

Garoua-Boulaï abrite désormais cette file de poids lourds à l'arrêt, bloquant une partie du trafic sur cet itinéraire commercial. Les chauffeurs maintiennent leur position sur le corridor Bangui-Douala en raison des contrôles répétés et des pratiques des agents rencontrés lors de leur passage en territoire centrafricain.

Les transporteurs justifient cette interruption de travail par la nécessité de dénoncer le harcèlement policier dont ils s'estiment victimes de la part des forces de sécurité centrafricaines. Ce blocage prolongé, qui dure depuis plus de sept jours, immobilise les marchandises en transit sur cet axe vital pour l'approvisionnement de la région. Aucun mouvement de reprise du convoi n'a été signalé à ce jour.

La situation à Garoua-Boulaï témoigne d'une tension persistante sur cet axe logistique majeur. Le corridor Bangui-Douala, essentiel pour le commerce international, voit ses flux habituels interrompus par ce mouvement de contestation des chauffeurs routiers. Ces derniers, en stationnement prolongé, occupent une portion significative de la zone frontalière, ce qui ralentit considérablement les échanges habituels entre la République centrafricaine et les zones transitant par le port camerounais.

Le refus des transporteurs de reprendre la route est motivé par les conditions rencontrées lors de leurs traversées précédentes. Selon les témoignages recueillis auprès des conducteurs, le harcèlement policier se manifesterait par une multiplication des points de contrôle le long du tracé. Ces interventions répétées des forces de sécurité centrafricaines sont perçues par les chauffeurs comme des obstacles injustifiés à la fluidité du transport de marchandises.

À ce jour, le 13 octobre 2026, le blocage se poursuit sans qu'une issue ne semble se dessiner. Les plus de 100 camions immobilisés forment une ligne continue sur le corridor Bangui-Douala, illustrant l'ampleur de la mobilisation des transporteurs. Ces derniers maintiennent leur exigence de cesser les pratiques qu'ils dénoncent comme du harcèlement policier. Le stationnement des véhicules à Garoua-Boulaï, qui dure depuis plus d'une semaine, impacte directement la chaîne d'approvisionnement. Les marchandises contenues dans les remorques restent bloquées, en attente d'une résolution du conflit.

L'immobilisation des poids lourds à Garoua-Boulaï note la vulnérabilité de cet itinéraire commercial. La persistance de ce blocage, débuté il y a plus de sept jours, note la détermination des transporteurs à faire entendre leurs griefs concernant le comportement des forces de sécurité centrafricaines. La situation reste stationnaire sur cet axe vital reliant la République centrafricaine au port camerounais, alors que les chauffeurs attendent des garanties concernant la fin du harcèlement policier exercé à leur encontre. Aucun signe de reprise du trafic n'a été observé sur le corridor Bangui-Douala, confirmant l'enlisement de ce mouvement de protestation.