Critiques sur la parité et la compétence du nouveau gouvernement Moloua 3

Le siège de la Primature sur l'avenue des Martyrs à Bangui.
Photo: RNL via Radiondekeluka

La société civile centrafricaine a exprimé ses réactions au lendemain de la nomination des nouveaux membres du gouvernement Moloua III. Ces critiques émergent alors que la composition de cette nouvelle équipe gouvernementale suscite des interrogations à Bangui. Les observateurs attendent de voir comment les préoccupations soulevées, notamment concernant la parité et la compétence des ministres, seront prises en compte après cette formation ministérielle. Dès le lendemain de l'annonce officielle de la composition du gouvernement, les voix de la société civile se sont fait entendre, soulignant l'importance de ces nominations pour l'avenir du pays.

Non-respect de la parité hommes-femmes

Le gouvernement Moloua III, récemment nommé, compte cinq femmes parmi ses 32 membres, selon les chiffres disponibles. Ce nombre est jugé insuffisant au regard de la législation en vigueur dans le pays. La loi stipule en effet un objectif de parité de 35% pour les hommes et les femmes dans la composition des instances gouvernementales, un seuil clair établi pour garantir une représentation équilibrée. La nouvelle équipe ministérielle ne respecte pas ce seuil, ce qui a immédiatement attiré l'attention des organisations œuvrant pour l'égalité des genres.

La présence de seulement cinq femmes au sein du gouvernement, sur un total de 32 postes, représente environ 15,6% de l'effectif, bien en deçà des 35% exigés par la loi centrafricaine. Cette sous-représentation féminine a suscité de vives réactions dans la société civile à Bangui, où des préoccupations concernant le respect des engagements en matière de parité sont exprimées avec insistance. Les leaders de la société civile dénoncent fermement le non-respect de cette disposition légale, rappelant l'importance d'une participation égale des femmes à la prise de décision politique. Ils soulignent que l'écart entre la réalité et l'objectif légal est significatif, ce qui pose question sur la volonté politique d'appliquer la loi.

Compétences ministérielles remises en cause

Les critiques formulées par les leaders de la société civile ne se limitent pas à la question de la parité. Elles remettent également en question les compétences ou les profils de certains ministres récemment nommés. Ces interrogations portent sur l'adéquation de l'expérience et des qualifications de certains membres du gouvernement avec les portefeuilles qui leur ont été attribués. À Bangui, la Radio Ndeke Luka a rapporté ces préoccupations, soulignant un débat plus large sur la capacité de cette équipe à relever les défis auxquels le pays est confronté. Les observations portent sur la pertinence des choix effectués pour des postes clés, interrogeant la profondeur de l'expertise au sein de la nouvelle administration. Les leaders de la société civile expriment des doutes quant à la capacité de certains ministres à assumer pleinement les responsabilités de leurs fonctions, compte tenu de leurs parcours professionnels ou de leur manque d'expérience avérée dans les domaines concernés. Cette inquiétude s'ajoute à celle de la parité, créant un tableau d'ensemble de critiques envers la composition du gouvernement Moloua III.

Réactions de la société civile

Des leaders de la société civile ont dénoncé le non-respect de la loi sur la parité hommes-femmes dans la composition du nouveau gouvernement Moloua 3. La nomination de seulement cinq femmes sur 32 membres ministériels a été vivement critiquée, car elle ne satisfait pas au seuil de 35% exigé par la législation centrafricaine. Ce manquement soulève des interrogations quant à l'engagement des autorités envers l'égalité des genres et la représentativité au sein des instances gouvernementales à Bangui. Les organisations de la société civile ont mis en avant l'importance du respect de ces cadres légaux pour assurer une gouvernance inclusive et conforme aux principes démocratiques. Elles appellent à une meilleure prise en compte de la parité dans les futures nominations, insistant sur la nécessité de combler l'écart actuel pour refléter plus fidèlement la diversité de la population centrafricaine. En plus de la parité, ces mêmes leaders ont également questionné les compétences et les profils de certains ministres nommés, ajoutant une dimension supplémentaire à leurs préoccupations.