Un nouveau gouvernement de 32 ministres a été nommé en République Centrafricaine, suite à la démission du précédent cabinet reçue par le président Faustin-Archange Touadéra le 13 mai. Cette réorganisation intervient dans un contexte de continuité politique, le Premier ministre Félix Moloua ayant été reconduit à son poste par le chef de l'État. Sa reconduction marque ainsi la formation du troisième gouvernement sous sa direction, une décision qui note la confiance présidentielle envers Félix Moloua pour poursuivre la mise en œuvre des politiques nationales.
Au sein de cette nouvelle équipe gouvernementale, plusieurs ministres clés conservent leurs portefeuilles, assurant une certaine stabilité dans des secteurs stratégiques. Herbert Gontran Djono Ahaba reste ainsi Ministre des Transports, un poste qu'il occupait précédemment et où il est chargé de la gestion des infrastructures et des services de transport du pays. De même, Heritier Doneng conserve ses fonctions de Ministre des Sports dans cette réorganisation gouvernementale à Bangui, continuant à superviser le développement sportif national.
Composition et Nouveaux Visages
Le nouvel exécutif, composé de 32 ministres, présente une configuration qui intègre de nouvelles personnalités tout en maintenant des figures établies. Il a été observé que seulement cinq femmes font partie de cette nouvelle composition, un chiffre qui soulève des questions sur la parité au sein du gouvernement. Dix nouveaux visages intègrent cette équipe gouvernementale, apportant du sang neuf et de nouvelles perspectives aux différents ministères. L'augmentation du nombre de ministres d'État est également notable, passant à quatre postes, ce qui pourrait indiquer une volonté de renforcer certaines fonctions de coordination ou de représentation.
Parmi les changements de portefeuille importants, Arthur Bertrand Piri, qui occupait précédemment la fonction de ministre de l'Énergie, est désormais nommé ministre d'État aux Travaux publics. Ce déplacement stratégique lui confie des responsabilités accrues dans le développement des infrastructures nationales. Hassan Bouba, quant à lui, passe du portefeuille de l'Élevage à celui de l'Urbanisme, un changement qui le place au cœur des enjeux d'aménagement du territoire et de développement urbain. Il est également noté que le ministère du Tourisme ne figure pas dans la structure de ce nouveau gouvernement, une absence qui pourrait signifier une réorientation des priorités gouvernementales ou une intégration de ses attributions au sein d'autres départements.
Maintiens et Changements Clés
La nouvelle équipe gouvernementale voit l'arrivée de plusieurs personnalités à des postes clés. Évariste Ngamana est nommé ministre d'État et porte-parole du gouvernement, assumant également le portefeuille de la Communication. Cette double fonction le place au centre de la stratégie de communication gouvernementale et de la diffusion de l'information officielle. Marc Mandaba est désigné au ministère de l'Économie, du Plan et de la Coopération internationale, un poste clé pour la planification du développement économique et les relations avec les partenaires internationaux.
Un changement notable concerne le ministère de l'Intérieur : Bienvenu Zokoue, ancien directeur général de la police, prend désormais la tête du ministère de l'Intérieur et de la Sécurité publique. Son expérience dans les forces de l'ordre est attendue pour renforcer la sécurité intérieure du pays. Maxime Balalou, qui était précédemment à la Communication, est muté au Commerce, un secteur vital pour l'économie nationale. Henri Wanzet Linguissara fait un retour remarqué au ministère chargé du Désarmement et du suivi des accords politiques, une fonction essentielle dans le processus de pacification et de réconciliation en République Centrafricaine.
Plusieurs nouveaux ministres ont été nommés pour diriger des départements importants. Opportune Edwige Pouninguiza est chargée du portefeuille de l'Énergie et de l'Hydraulique, des secteurs fondamentaux pour le développement et l'accès aux services de base. Emmanuel Mbetide Bessane est nommé au ministère de l'Agriculture et du Développement rural, avec la mission de stimuler la production agricole et d'améliorer les conditions de vie en milieu rural. Sylla Simbala se voit confier le ministère de l'Environnement et du Développement durable, un rôle clé face aux défis climatiques et à la préservation des ressources naturelles. Roger Andjalandji est désigné au ministère de l'Économie numérique, des Postes et des Télécommunications, un domaine en pleine croissance et essentiel pour la modernisation du pays. Enfin, Amadou Bi-Aliou est nommé au département de l'Élevage et de la Santé animale, un secteur important pour la sécurité alimentaire et l'économie locale.
Gouvernement en Place : Continuité et Stabilité
Plusieurs figures clés du gouvernement centrafricain conservent leurs attributions dans le nouveau cabinet Moloua 3, garantissant une continuité dans l'action de l'État. Sylvie Baïpo-Temon demeure ainsi Ministre des Affaires étrangères, un poste qu'elle occupait précédemment, selon les annonces officielles. Sa reconduction assure la stabilité de la diplomatie centrafricaine et la poursuite des engagements internationaux du pays. De même, Arnaud Djoubaye Abazène maintient sa fonction de Ministre d'État à la Justice, une continuité observée dans la composition de cette nouvelle équipe gouvernementale qui vise à consolider l'État de droit. Claude Rameaux Biro conserve également son portefeuille de Ministre de la Défense Nationale et de la Reconstruction de l'Armée, soulignant une stabilité à ce poste stratégique, essentiel pour la sécurité et la souveraineté du pays. Enfin, Rufin Benam Beltoungou reste Ministre des Mines et de la Géologie, assurant la continuité dans ce secteur économique vital pour la République Centrafricaine. Ces maintiens à des postes régaliens et stratégiques témoignent d'une volonté de préserver une certaine cohérence dans la gouvernance et de capitaliser sur l'expérience acquise par ces ministres.