Dénoncer les injustices : un droit, pas une opposition politique

Madame Ousna Sabé
Photo via Corbeaunews-centrafrique

L'ancienne employée de Mercure Logistique, Samantha Olivia Imanga, a dénoncé avoir été licenciée après avoir refusé des avances et subi des mauvais traitements. Dans ce contexte, Madame Ousna Sabé a affirmé qu'il n'existe aucune loi interdisant l'opposition politique dans le pays, déclarant : « Aujourd’hui on est dans un pays où, quand tu dénonces, on te taxe tout de suite d’opposant politique. On dit que c’est parce que tu n’aimes pas le régime en place, parce que tu n’aimes pas le Président de la République, parce que tu es ennemi de la paix ». Elle a précisé qu'il n'y a « aucune loi qui interdit aux Centrafricains d’être opposants politiques », ajoutant qu'« aucune loi qui oblige qui que ce soit à aimer un régime ou à aimer le Président de la République ». Madame Sabé a également distingué le respect dû à la fonction présidentielle de l'obligation d'aimer la personne, soulignant : « Le Président de la République, on lui doit respect en tant que Président de tous les Centrafricains, même ceux de l’opposition. Mais l’aimer ? Rien ne nous y oblige. »

Le cas Samantha Olivia Imanga

Madame Ousna Sabé a publié sur Facebook une déclaration concernant l'affaire de Samantha Olivia Imanga. Elle a souligné qu'il n'existe pas de loi interdisant l'opposition politique en République Centrafricaine. "Aujourd’hui on est dans un pays où, quand tu dénonces, on te taxe tout de suite d’opposant politique. On dit que c’est parce que tu n’aimes pas le régime en place, parce que tu n’aimes pas le Président de la République, parce que tu es ennemi de la paix", a-t-elle affirmé. Elle a insisté sur l'absence de toute obligation légale d'adhérer au pouvoir en place : "« Écoutez-moi très bien : dans ce pays, il n’y a aucune loi qui interdit à qui que ce soit d’être de l’opposition politique. Il n’y a aucune loi qui interdit aux Centrafricains d’être opposants politiques. Il n’y a aucune loi qui oblige qui que ce soit à aimer un régime ou à aimer le Président de la République. »"

Madame Sabé a distingué le respect de la fonction présidentielle de l'adhésion personnelle, déclarant : "« Le Président de la République, on lui doit respect en tant que Président de tous les Centrafricains, même ceux de l’opposition. Mais l’aimer ? Rien ne nous y oblige. Alors qu’on ne vous fasse pas peur, qu’on ne vous intimide pas en vous taxant de ces choses que vous n’êtes pas. »" Elle a encouragé à ne pas céder à la peur, affirmant : "« Vous n’êtes pas une mauvaise personne si vous ne partagez pas la vision du Président. Vous n’êtes pas une mauvaise personne si vous ne partagez pas la vision de ceux qui le soutiennent. Arrêtez avec cette peur. »" S'adressant directement à Samantha Olivia Imanga, elle a ajouté : "« Ma sœur, beaucoup de courage ! »"

L'ancienne fonctionnaire centrafricaine a également mis en avant l'importance de dénoncer les injustices. "« La peur ne va pas changer votre situation. Ce qui peut la changer, c’est quand vous ouvrez la bouche et que vous dénoncez les maltraitances et les injustices que vous subissez. »" Elle a prévenu que "« En vous taisant, vous devenez complices de votre propre maltraitance. »" Enfin, Madame Sabé a exhorté les institutions compétentes à agir : "« À vous qui travaillez à l’inspection du travail et chez les femmes juristes, les Centrafricains se plaignent trop de vous. Aidez ceux qui n’ont pas de relations, ceux qui n’ont personne. »"

Liberté d'expression et opposition politique

Madame Ousna Sabé a affirmé que dénoncer les injustices ne transforme pas automatiquement un individu en opposant politique ou en « ennemi de la paix ». « Aujourd’hui on est dans un pays où, quand tu dénonces, on te taxe tout de suite d’opposant politique », a-t-elle déclaré, ajoutant que « On dit que c’est parce que tu n’aimes pas le régime en place, parce que tu n’aimes pas le Président de la République, parce que tu es ennemi de la paix ». Elle a précisé ne pas voir « aucune loi qui interdit aux Centrafricains d’être opposants politiques ».

Madame Sabé a également soutenu qu'aucune loi n'oblige un citoyen à « aimer » le régime en place ou le Président de la République. « Écoutez-moi très bien : dans ce pays, il n’y a aucune loi qui interdit à qui que ce soit d’être de l’opposition politique », a-t-elle souligné. Elle a insisté sur l'absence de toute obligation légale d'adhérer au pouvoir en place en affirmant : « Il n’y a aucune loi qui oblige qui que ce soit à aimer un régime ou à aimer le Président de la République. » L'ancienne fonctionnaire a rappelé que si le Président de la République mérite le respect en tant que chef d'État, « l’aimer ? Rien ne nous y oblige ». Elle a encouragé les citoyens à ne pas se laisser intimider, déclarant : « Vous n’êtes pas une mauvaise personne si vous ne partagez pas la vision du Président. »

Pratiques patronales et appel à l'action

Madame Ousna Sabé a encouragé Samantha Olivia Imanga et a exhorté la population à dénoncer les mauvais traitements et les injustices, affirmant que « La peur ne va pas changer votre situation. Ce qui peut la changer, c’est quand vous ouvrez la bouche et que vous dénoncez les maltraitances et les injustices que vous subissez. » Elle a également critiqué ceux qui découragent les victimes de parler en les avertissant qu'elles ne retrouveront pas de travail, précisant qu'« En vous taisant, vous devenez complices de votre propre maltraitance. »

Madame Sabé a déclaré observer des pratiques similaires, incluant des licenciements abusifs ainsi que des humiliations morales, psychologiques et physiques, dans des entreprises gérées par des employeurs libanais depuis près de 15 ans. Elle a lancé un appel à l'inspection du travail et aux femmes juristes, déclarant : « À vous qui travaillez à l’inspection du travail et chez les femmes juristes, les Centrafricains se plaignent trop de vous. Aidez ceux qui n’ont pas de relations, ceux qui n’ont personne. » L'article mentionne un climat de plaintes concernant les conditions de travail dans les entreprises dirigées par des employeurs libanais en République Centrafricaine, ce que Madame Sabé semble corroborer par ses observations.