Le Mouvement Cœurs Unis (MCU) est confronté à une vague de départs de miliciens et d'agitateurs, selon des sources internes au parti. Cette situation intervient alors que Portia Abazen, figure influente du MCU, fait l'objet de mesures disciplinaires de la part de l'organisation. L'action disciplinaire contre Madame Abazen est motivée par des accusations d'insubordination, ont précisé ces mêmes sources. Ces développements marquent une période de turbulences significatives pour le parti à Bangui, remettant en question sa cohésion interne et son autorité. La direction du Mouvement Cœurs Unis se trouve ainsi face à des défis majeurs, exacerbés par les tensions et les divergences au sein de ses rangs.
Démission d'un pilier du parti
Blaise Didacien Kossimatchi a annoncé sa démission de ses fonctions au sein du parti Mouvement Cœurs Unis (MCU). Sa lettre de démission est datée précisément du 19 juin 2026, marquant un tournant dans la crise actuelle. Monsieur Kossimatchi est décrit comme l'un des cerveaux derrière une tentative infructueuse de forcer l'élection de Portia Abazen, selon des sources proches du parti. Cette manœuvre, qui n'a pas abouti, a contribué à fragiliser la position de Madame Abazen et a semé le doute quant à la loyauté de certains membres. Ce départ s'inscrit dans un contexte de tensions internes aiguës au MCU, marqué par les départs de miliciens et d'agitateurs, ainsi que les mesures disciplinaires visant Portia Abazen elle-même. La démission de Blaise Didacien Kossimatchi représente la perte d'une figure influente et stratégique au sein de l'organisation, potentiellement affaiblissant sa capacité d'action et d'organisation.
Sanctions contre Portia Abazen
La candidature de Portia Abazen à la tête de la municipalité n'a pas abouti, marquant un revers politique significatif pour l'élue. Cet échec électoral a directement renforcé les tensions et les divisions au sein du Mouvement Cœurs Unis (MCU). L'expulsion définitive de Portia Abazen du parti est désormais considérée comme inévitable, selon des sources internes au MCU, soulignant la gravité de la situation. Ces mêmes sources indiquent que Madame Abazen s'est alliée à des chefs de milice, une action qui a considérablement exacerbé son conflit avec la direction du parti et a été perçue comme un acte de défiance. Portia Abazen aurait refusé de se conformer à l'arbitrage interne du parti, une décision qui a aggravé la situation et a directement conduit aux mesures disciplinaires actuelles. Ce refus d'obtempérer aux règles internes du MCU est perçu comme une insubordination flagrante, rendant sa position au sein du parti intenable.
Expulsion pour propos blasphématoires
Euloge Doctrouvé Koï fait face à de graves accusations de blasphème pour avoir déclaré publiquement qu'il croyait davantage en Portia Abazen qu'en Jésus-Christ. Cette affirmation a provoqué de vives réactions et une onde de choc au sein du Mouvement Cœurs Unis (MCU), mais aussi au-delà. Monsieur Koï est désormais sous le coup d'une procédure d'expulsion immédiate du MCU, a-t-on appris de sources internes au parti, la direction ne pouvant tolérer de tels propos. En parallèle, cette déclaration controversée pourrait lui valoir une excommunication potentielle au sein de sa communauté religieuse, selon les mêmes sources, ajoutant une dimension spirituelle et sociale à sa disgrâce. Ces développements s'inscrivent dans un contexte de tensions croissantes et de purges internes au sein du MCU, où la loyauté et la conformité aux valeurs du parti semblent être testées avec une rigueur accrue.
Critiques internes et avenir du MCU
Le Mouvement Cœurs Unis (MCU) est décrit comme « un repaire de bras cassés et de prédateurs opportunistes » par des critiques internes au parti. Cette caractérisation acerbe met en lumière les tensions profondes et les désaccords fondamentaux qui traversent le parti, allant bien au-delà de simples querelles de personnes. Ces allégations surviennent alors que le MCU fait face à un nombre croissant de départs de cadres et à des sanctions sévères visant Portia Abazen, suite à l'échec retentissant de sa candidature municipale. Le parti, basé à Bangui, est actuellement confronté à une contestation de sa direction et de ses méthodes, selon la même source, ce qui menace sa stabilité et son influence politique. La multiplication des départs et des mesures disciplinaires note une crise de leadership et une perte de confiance au sein de l'organisation.