Deux notables arrêtés à Zémio localisés à Bangui, familles dénoncent traitements

Entrée principale de la ville de Zémio, dans le Haut-Mbomou. Image d’archives.
Photo via Radiondekeluka

Deux notables arrêtés à Zémio par des paramilitaires russes ont été localisés par leurs proches à Bangui, selon des informations parvenues mardi. Cette nouvelle intervient après une période d'incertitude concernant le sort de ces personnalités locales. Ces deux hommes, dont les noms ont été partiellement précisés, ont été retrouvés par leurs familles après leur arrestation. Ils sont actuellement détenus à la Section de recherche et d’investigation (SRI) de la capitale centrafricaine, une structure relevant des services de sécurité. Cette localisation met fin à l'incertitude concernant leur sort depuis leur interpellation dans la localité de Zémio, située dans la préfecture du Haut-Mbomou, une région connue pour son contexte sécuritaire volatil.

Détails des arrestations et transferts

Les arrestations se sont déroulées fin avril dans la localité de Zémio, située dans la préfecture du Haut-Mbomou. Selon les témoignages recueillis auprès des proches, les interpellations ont été menées par des paramilitaires russes. Parmi les personnes interpellées figure Messac Mboli-Rugourani, une figure locale qui était candidat aux élections régionales. Sa famille a pu le localiser ultérieurement à Bangui, après des recherches entreprises par ses proches. Les circonstances précises de l'arrestation par les paramilitaires russes à Zémio n'ont pas été détaillées par les autorités ou les témoins directs. Le transfert vers la capitale centrafricaine, Bangui, a été confirmé par les proches des détenus au début du mois de mai. Ces derniers sont actuellement incarcérés à la Section de recherche et d’investigation (SRI), selon les informations rapportées, en attente de clarifications sur leur situation.

Absence de charges connues

Les charges spécifiques retenues contre les deux notables demeurent inconnues à ce stade. Ni les autorités centrafricaines ni les responsables de la Section de recherche et d’investigation (SRI) n'ont communiqué officiellement sur les motifs de leur détention. Cette absence d'information officielle est une source d'inquiétude majeure pour les familles. Les proches des personnes interpellées, dont Messac Mboli-Rugourani et Antoine Zongonimbo, n'ont pas non plus été informées des raisons de leur arrestation et de leur incarcération. Cette opacité autour du dossier est une préoccupation majeure pour leurs proches, qui demandent des éclaircissements urgents sur la situation juridique des détenus et la nature des accusations éventuelles. L'absence de communication officielle laisse planer le doute sur les fondements légaux de ces arrestations.

Dénonciation des conditions de détention

Les familles des deux notables arrêtés ont également dénoncé les conditions dans lesquelles ils auraient été traités avant leur transfert à la Section de recherche et d’investigation (SRI) de Bangui. Selon leurs témoignages, les détenus auraient subi des traitements dégradants dès leur interpellation à Zémio. Ces allégations concernent la période précédant leur arrivée dans la capitale centrafricaine, où ils ont finalement été localisés. Les proches de Messac Mboli-Rugourani et de l'autre notable, Antoine Zongonimbo, expriment leur vive inquiétude quant à ces conditions initiales de détention. Aucune précision n'a été fournie sur la nature exacte de ces traitements dégradants, mais les familles ont insisté sur leur caractère jugé inacceptable et contraire aux droits humains. Ces dénonciations ajoutent une dimension supplémentaire aux préoccupations déjà soulevées par l'absence de charges connues et le manque d'informations officielles, exacerbant l'angoisse des proches.

Contexte politique et sécuritaire

Les deux hommes ont été transférés à Bangui au début du mois de mai, après leur interpellation. L'identité du second notable arrêté a été confirmée : il s'agit d'Antoine Zongonimbo, conseiller municipal à Zémio, ce qui note leur statut de personnalités influentes au niveau local. Ce transfert et l'identification des personnes concernées s'inscrivent dans un contexte sécuritaire complexe dans la région, marqué par la présence de divers acteurs armés et une instabilité persistante. La présence de paramilitaires russes dans le processus d'arrestation soulève également des questions sur les dynamiques de sécurité et les responsabilités des différentes forces en présence sur le territoire centrafricain. La situation de ces deux notables continue d'être suivie de près par leurs familles et la communauté locale, en quête de transparence et de justice.