Effondrement du pont de Gballé : un axe vital coupé en République centrafricaine

La préfecture de la Basse Kotto avec Mingala en haut à gauche
Photo via Radiondekeluka

Le pont de Gballé s’est effondré il y a environ un mois, le 26 septembre 2026. Cet ouvrage d'art était situé sur l'axe routier reliant Bria, dans la préfecture de la Haute-Kotto, à la localité de Mingala, située dans la préfecture de la Basse-Kotto. La destruction de cette infrastructure coupe désormais une liaison vitale entre ces deux zones. Cet événement, survenu précisément le 26 septembre 2026, marque une rupture dans la connectivité terrestre de cette partie du territoire national, isolant des communautés qui dépendaient quotidiennement de ce passage pour leurs échanges.

Localisation et importance stratégique

Le pont de Gballé se situe à 145 kilomètres de la ville de Bria, au sein de la préfecture de la Haute-Kotto. Cette infrastructure reliait les zones isolées aux centres commerciaux de la région. En raison de sa position géographique stratégique sur le tracé reliant Bria, située dans la Haute-Kotto, à Mingala, dans la préfecture de la Basse-Kotto, le pont jouait un rôle déterminant dans le désenclavement des localités environnantes. La distance de 145 kilomètres séparant le pont de la ville de Bria note l'ampleur du défi logistique posé par cet effondrement, les populations se retrouvant privées d'un accès direct aux marchés et aux services essentiels situés de part et d'autre de cette frontière administrative.

La disparition de cet ouvrage fragilise l'organisation des déplacements dans la zone. Les usagers de la route, qu'il s'agisse de commerçants transportant des denrées ou de particuliers se déplaçant pour des raisons personnelles, se heurtent désormais à une coupure physique infranchissable sur cet axe reliant Bria à Mingala. Cette situation entrave la fluidité des échanges économiques et sociaux entre la Haute-Kotto et la Basse-Kotto, deux préfectures dont la cohésion dépend en grande partie de la praticabilité de cet itinéraire routier.

Francis Saboundou, maire de la commune de Daho-Mboutou, a sollicité le gouvernement de la République centrafricaine ainsi que ses partenaires internationaux afin d'obtenir une intervention rapide. Le maire demande le rétablissement de la circulation sur cet axe routier majeur. L'absence de passage limite actuellement les déplacements des populations locales entre la Haute-Kotto et la Basse-Kotto. Les autorités municipales attendent désormais une réponse concrète pour engager les travaux de réparation nécessaires à la réouverture du pont.

Dans son appel, Francis Saboundou insiste sur le caractère critique de la situation pour ses administrés. L'intervention sollicitée auprès des autorités nationales et des partenaires internationaux vise à mobiliser les ressources techniques et financières indispensables pour reconstruire ou réparer le pont de Gballé. La réouverture de cet axe est perçue par les autorités locales comme une condition sine qua non pour restaurer la normalité des flux de personnes et de marchandises. Sans une action rapide, les conséquences de cette rupture risquent de s'aggraver, affectant durablement les conditions de vie des habitants de la commune de Daho-Mboutou et des zones limitrophes dépendantes de cet axe routier essentiel. La mobilisation du maire témoigne de l'urgence ressentie par les populations locales face à cet isolement prolongé depuis le 26 septembre 2026.