Cinq responsables de la société civile ont été arrêtés à Bangui. Cette interpellation fait suite à leur mobilisation organisée contre la hausse des prix du carburant dans la capitale de la République centrafricaine. Les autorités ont procédé à ces arrestations après les manifestations dénonçant le coût des produits pétroliers. Guy Martial Damanguéré, William Djappou, Stève Bendo Deny, Armel Ningatoloum Sayo et Dominique Désiré Erenon figurent parmi les personnes placées en détention. La mesure de répression judiciaire intervient dans un contexte de contestation sociale croissante face aux récentes décisions tarifaires. Aucun détail supplémentaire n'a été communiqué par les instances officielles concernant les poursuites engagées contre ces cinq figures du mouvement civil.
La mobilisation, qui visait initialement à contester la politique tarifaire appliquée aux produits pétroliers, a suscité une réponse immédiate des forces de sécurité. L'arrestation de ces cinq leaders de la société civile à Bangui marque une étape significative dans la gestion des tensions sociales actuelles. Ces responsables, par leur engagement dans l'organisation de la contestation, se trouvent désormais au cœur d'une procédure judiciaire dont les contours restent, pour l'heure, peu documentés par les canaux officiels.
Arrestations nocturnes et conditions de détention
Stève Bendo Deny a été interpellé à son domicile à 4h00 du matin. Les forces de sécurité ont ensuite transféré cet homme au Camp de Roux. Ce lieu sert actuellement de camp militaire pour la détention des personnes arrêtées lors des mouvements sociaux à Bangui. L'opération, menée aux premières heures de la journée, témoigne de la célérité avec laquelle les autorités ont souhaité neutraliser les organisateurs de la mobilisation. Le choix du Camp de Roux comme lieu de détention pour Stève Bendo Deny note le caractère sécuritaire pris par cette affaire.
William Djappou, qui exerçait les fonctions de conseiller juridique, a perdu son poste à la suite de ces événements. Cette décision administrative est intervenue après que William Djappou a exprimé des réserves sur la légalité des arrestations visant les cinq responsables de la société civile. En perdant ses fonctions de conseiller juridique, William Djappou subit directement les conséquences de sa prise de position publique concernant la procédure judiciaire lancée contre le groupe. Cette éviction administrative s'ajoute à son statut de personne arrêtée, renforçant la complexité de sa situation personnelle et professionnelle.
Guy Martial Damanguéré, procureur de la République près le tribunal de grande instance de Bangui, a exposé les poursuites engagées contre les cinq dirigeants arrêtés. Cette présentation des charges a été diffusée sur les antennes de la télévision nationale. Par cette intervention médiatique, le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Bangui a formalisé les accusations pesant sur Guy Martial Damanguéré, William Djappou, Stève Bendo Deny, Armel Ningatoloum Sayo et Dominique Désiré Erenon. La diffusion de ces éléments sur la télévision nationale constitue l'unique communication officielle à ce stade sur la nature des poursuites. La population de Bangui, témoin de cette mise en scène judiciaire, attend désormais de connaître les suites qui seront réservées à ces cinq figures de la société civile, dont le sort demeure lié aux décisions prises par les autorités judiciaires et administratives dans le cadre de cette crise liée au prix du carburant.