Fraude Électorale Massive en RCA : Le 7ème Arrondissement en Ligne de Mire

La deuxième manche des élections législatives de 2026 en République Centrafricaine (RCA) est qualifiée de « bascule dans l’irréel », selon des observateurs. Des allégations de falsification massive des résultats ont été soulevées, prenant pour exemple le bureau de vote n°12 situé à Ouango Sao. Initialement, les scores de ce bureau auraient été modifiés de manière significative. Le 28 avril, une version falsifiée des résultats a enregistré 10 voix pour Christian Limbio Tekpe et 190 voix pour Clément David Ndotizo, soulevant des interrogations sur la régularité du processus électoral dans le 7ème arrondissement. Ces modifications drastiques ont immédiatement alerté les observateurs, qui y ont vu des signes clairs d'une manipulation des données électorales.

Détails de la Manipulation

Le 7ème arrondissement est présenté comme un exemple de « fraude absolue » où des chiffres auraient été réécrits après la fermeture des bureaux de vote, selon des observateurs. Les procès-verbaux établis le 26 avril, soir du scrutin, indiquaient clairement que Christian Limbio Tekpe était en tête avec 95 voix, contre 44 voix pour Clément David Ndotizo. Le nombre total de votants enregistrés s'élevait alors à 139 pour 142 inscrits, reflétant une participation crédible et des résultats cohérents.

Cependant, la version falsifiée des résultats, apparue le 28 avril, a radicalement inversé cette tendance. Le nouveau score attribué à Ndotizo, soit 190 voix, dépasse non seulement son score initial, mais également le nombre total de 142 citoyens ayant effectivement voté au bureau n°12. Cette disparité flagrante met en évidence des irrégularités manifestes dans le processus de compilation des résultats, suggérant une altération intentionnelle des chiffres. Les observateurs soulignent que de telles anomalies mathématiques sont la preuve irréfutable d'une fraude électorale.

Le Candidat et ses Antécédents

Clément David Ndotizo, au centre des allégations de fraude, est présenté comme un candidat du parti au pouvoir. Ndotizo a déjà exercé les fonctions de député en 2016, avant de connaître une défaite lors des élections de 2020. Son parcours politique est donc marqué par une tentative de retour au Parlement. Des informations rapportent également qu'il bénéficierait d'un faux baccalauréat délivré par décret ministériel, ce qui soulève des questions supplémentaires sur son éligibilité et son intégrité. Cette situation ajoute une dimension supplémentaire aux controverses entourant sa candidature et les irrégularités constatées lors du scrutin, alimentant les soupçons d'une volonté de forcer son élection par des moyens illégaux.

Étendue de la Fraude

Une compilation des résultats de dix-huit bureaux de vote au sein du 7ème arrondissement confirme l'existence d'une fraude généralisée, selon l'article. Des irrégularités ont été observées de manière récurrente dans plusieurs bureaux, notamment ceux de l'école Ouango Sao et des Jardins d’Enfants Sao, où des inversions de colonnes auraient systématiquement favorisé le candidat du parti au pouvoir. Ces manipulations auraient permis de gonfler artificiellement les scores de Clément David Ndotizo au détriment de ses concurrents. L'article affirme que des preuves de falsification, incluant des signatures incohérentes sur les procès-verbaux et des totaux mathématiquement impossibles à obtenir à partir des bulletins de vote réels, démontrent que les résultats ont été fabriqués après la clôture du scrutin. Ces éléments convergent pour brosser un tableau d'une fraude électorale massive et organisée dans le 7ème arrondissement, remettant en question la légitimité du processus électoral dans son ensemble.