Glissement de terrain mortel à Zamboye : les appels à la sécurité minière se multiplient en RCA

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Un glissement de terrain meurtrier a frappé le site minier de Zamboye, situé dans la préfecture de la Nana-Mambéré en République centrafricaine, ce mardi. La tragédie a entraîné la mort d'au moins 49 personnes, selon un bilan initial précédemment rapporté. Cet événement relance les préoccupations concernant la sécurité dans les exploitations minières artisanales de la région, mettant en lumière les dangers persistants auxquels sont confrontés les travailleurs du secteur.

Bilan et circonstances du drame

Le glissement de terrain survenu à Zamboye a enseveli plusieurs mineurs d'or artisanaux, selon les informations disponibles. L'incident s'est produit sur un site d'extraction situé dans la préfecture de la Nana-Mambéré. Les opérations de secours sont en cours pour tenter de retrouver d'éventuels survivants et de récupérer les corps des victimes, bien que les détails sur la progression de ces efforts restent limités. La zone est connue pour ses activités minières artisanales, souvent pratiquées dans des conditions précaires et sans mesures de sécurité adéquates. Le bilan initial fait état de 49 décès, un chiffre qui pourrait évoluer à mesure que les opérations de recherche avancent. Les autorités locales n'ont pas encore communiqué de détails précis sur les causes exactes du glissement de terrain, ni sur le nombre exact de personnes présentes sur le site au moment du drame, ce qui rend difficile l'évaluation complète de l'ampleur de la catastrophe.

Critiques sur la sécurité et la réglementation

L'incident survenu à Zamboye a relancé le débat sur les conditions de sécurité et le respect de la réglementation dans les sites miniers de la République centrafricaine. Martin Ziguélé a souligné qu'avant Zamboye, de nombreux glissements de terrain avaient déjà eu lieu sur des sites miniers à Bozoum, Baboua et Abba. Selon lui, la situation est "chaque fois la même : des textes sont adoptés, mais personne n'est responsable de leur application sur le terrain". Cette observation met en exergue un problème systémique de non-application des cadres légaux existants. Depuis le début de 2026, une quinzaine de glissements de terrain ont été rapportés sur des sites miniers à travers la République centrafricaine, provoquant régulièrement des victimes parmi les mineurs artisanaux. Ces accidents mettent en lumière les risques auxquels sont confrontés les orpailleurs, particulièrement sur les sites artisanaux ou clandestins où les normes de sécurité ne seraient pas suffisamment respectées. La fréquence de ces drames note l'urgence d'une intervention gouvernementale plus solide pour garantir la sécurité des travailleurs.

Réactions politiques et appels à l'action

Les partis politiques de l'opposition démocratique ont appelé le gouvernement à renforcer les mécanismes de contrôle et à assurer l'application effective de la réglementation minière. Martin Ziguélé, président du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) et ancien Premier ministre, a condamné la tragédie dans une déclaration publiée le lendemain de l'événement. Il a exhorté les autorités à mieux anticiper les risques en renforçant les réglementations, les contrôles et les mesures de prévention. Cette demande intervient dans un contexte où les accidents miniers sont devenus une préoccupation majeure pour la population et les acteurs politiques. Alain Touaboy, président du parti politique Les Indépendants, a demandé une enquête indépendante pour établir les responsabilités et déterminer toute négligence ou manquement. Une telle enquête est jugée essentielle pour comprendre les défaillances ayant conduit à cette catastrophe et pour prévenir de futurs incidents. Des observateurs sociopolitiques estiment que le renforcement des contrôles sur les sites miniers, le suivi de l'application réglementaire et la mise en œuvre de mécanismes de prévention efficaces sont cruciaux pour limiter les pertes humaines. La pression monte sur les autorités pour qu'elles prennent des mesures concrètes et durables afin de garantir un environnement de travail plus sûr pour les mineurs artisanaux du pays. ```