Faustin-Archange Touadéra a justifié la décision du gouvernement d'augmenter les prix du carburant lors de son retour à Bangui le 13 octobre. Le chef de l'État, arrivé dans la capitale centrafricaine, a pris la parole pour expliquer les fondements de cette politique tarifaire. Face à cette mesure, le président de la République centrafricaine a appelé au calme et à la compréhension de ses concitoyens. Faustin-Archange Touadéra a déclaré : « Nous demandons à nos compatriotes d’avoir un peu plus de patience ». Le chef de l'État a également dénoncé certaines manipulations politiques visant à exploiter le mécontentement social. Faustin-Archange Touadéra a affirmé : « Il y en a qui surfent sur ça pour mettre la population dans la rue ». Cette intervention intervient alors que l'ajustement tarifaire suscite des réactions dans le pays, marquant un moment de tension dans l'opinion publique nationale.
Justification de la hausse tarifaire
Le gouvernement lie cet ajustement tarifaire à l'augmentation des prix mondiaux des produits pétroliers. Les autorités expliquent cette hausse par les conséquences de la guerre en Ukraine ainsi que par les tensions persistantes au Moyen-Orient. Ces facteurs exogènes pèsent lourdement sur les capacités financières de l'État, qui se voit contraint de répercuter ces coûts sur les consommateurs finaux pour assurer la continuité de l'approvisionnement national.
Avant cette décision, le gouvernement centrafricain maintenait le prix du gasoil à 1 250 francs CFA par litre. Ce tarif, longtemps stabilisé, représentait un effort budgétaire significatif pour les finances publiques. Faustin-Archange Touadéra a précisé que l'État finançait jusqu'à présent une subvention de 350 francs CFA par litre de gasoil pour stabiliser ce tarif à la pompe. Cette aide financière directe, destinée à protéger le pouvoir d'achat des citoyens, n'est plus soutenable dans le contexte économique actuel marqué par la volatilité des cours du pétrole sur les marchés internationaux.
Le gouvernement avait déjà procédé à une réforme majeure des prix du carburant au cours de l'année 2023. Cette mesure précédente visait également à ajuster la structure des coûts énergétiques dans le pays, témoignant d'une volonté persistante des autorités de rationaliser le secteur des hydrocarbures. À travers ces ajustements successifs, l'exécutif cherche à aligner les prix pratiqués localement avec la réalité des coûts d'importation. La démarche actuelle s'inscrit dans la continuité de cette stratégie de gestion des ressources énergétiques, alors que les autorités tentent de maintenir l'équilibre budgétaire tout en faisant face aux pressions inflationnistes externes. Le président Faustin-Archange Touadéra insiste sur la nécessité de ces décisions pour garantir la stabilité économique du pays à long terme, malgré les difficultés immédiates qu'elles imposent aux ménages et aux secteurs économiques dépendants des produits pétroliers.