Le bac de Nola, élément clé de liaison dans la préfecture de la Sangha-Mbaéré, est hors service depuis plus d'un mois, provoquant une paralysie significative pour la région. Ce ferry, qui assure le transport essentiel des personnes et des biens dans cette zone reculée de la République centrafricaine, est actuellement à l'arrêt complet. Cette situation prolonge les perturbations quotidiennes pour les habitants et l'économie locale, isolant de facto de nombreuses communautés. L'immobilisation prolongée de cette infrastructure vitale a des répercussions profondes sur la vie quotidienne des résidents et la fluidité des échanges commerciaux dans la préfecture.
Financement et travaux de réhabilitation
Les travaux de réhabilitation du bac de Nola ont été financés en 2023. Cette initiative visait à remettre en état cette infrastructure essentielle au transport fluvial dans la région de la Sangha-Mbaéré, afin de garantir la continuité des services. Dans ce cadre, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) avait alloué plusieurs millions de francs CFA spécifiquement pour la réparation du ferry. Plus précisément, près de 35 millions de francs CFA ont été mobilisés par la MINUSCA pour la réhabilitation de cette infrastructure. Malgré ce financement accordé l'année dernière, le bac demeure immobilisé, suscitant de vives interrogations au sein de la population et des autorités locales quant à l'avancement réel des réparations et à l'utilisation des fonds prévus pour sa remise en service. La population locale de Nola et des environs attend avec impatience des éclaircissements sur les raisons de ce retard et sur la date effective de la reprise des opérations du bac.
Conséquences sur la vie locale
Le câble de traction du bac, élément indispensable à son fonctionnement et à sa manœuvre, est actuellement immergé et immobilisé dans l'eau. Cette défaillance technique majeure empêche toute manœuvre du ferry, le rendant totalement inopérant et prolongeant son immobilisation. L'immobilisation prolongée du bac a des répercussions directes et considérables sur les habitants de Nola et de l'ensemble de la préfecture de la Sangha-Mbaéré. Ces populations dépendent en effet de cette liaison fluviale pour leurs déplacements quotidiens, l'accès aux services essentiels, ainsi que pour le transport de marchandises vitales pour l'économie locale.
L'interruption prolongée du service perturbe gravement le quotidien des populations, rendant les trajets plus longs et plus coûteux, et affecte l'activité économique locale en ralentissant l'acheminement des produits agricoles et manufacturés. Les commerçants peinent à écouler leurs marchandises et les agriculteurs rencontrent des difficultés pour transporter leurs récoltes vers les marchés, entraînant des pertes économiques significatives. L'accès aux soins de santé et à l'éducation est également compromis pour les habitants des quartiers périphériques qui dépendent du bac pour rejoindre le centre administratif.
Réactions des autorités et citoyens
Le bac constitue le principal point de passage entre le centre administratif de Nola et ses quartiers périphériques, ainsi qu'avec d'autres localités de la préfecture, rendant son immobilisation particulièrement impactante pour la population. La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) avait mobilisé près de 35 millions de francs CFA pour la réhabilitation de cette infrastructure essentielle, soulignant l'importance stratégique de ce moyen de transport pour la stabilité et le développement de la région.
Didier Jacques Tombet Massoua, porte-parole du Comité de suivi des biens communautaires de la Sangha-Mbaéré, a souligné l'importance clé de ces fonds et la nécessité d'une transparence quant à leur utilisation et à l'avancement des travaux. Il a exprimé les préoccupations de la communauté face à cette situation qui perdure. Louis-Marie Kpoka, préfet de la Sangha-Mbaéré, est également vivement concerné par cette situation qui entrave la vie quotidienne et l'économie de la préfecture. Les autorités locales et la population attendent des réponses concrètes et une action rapide pour remettre en service le bac de Nola, afin de restaurer la fluidité des échanges et d'atténuer les difficultés rencontrées par les habitants de la région. La pression monte pour que des mesures soient prises afin de résoudre cette crise de transport qui affecte lourdement la vie des citoyens.