Le parti PATRIE dénonce un harcèlement administratif contre son président

Le parti PATRIE a publié un communiqué officiel ce mercredi 2 juillet 2026, dénonçant avec fermeté ce qu'il qualifie de harcèlement administratif ciblé visant son président, Maître Crépin Mboli-Goumba. Cette déclaration intervient après que Maître Mboli-Goumba a reçu une mise en demeure formelle du ministère de l'Urbanisme. La notification ordonne spécifiquement à Maître Mboli-Goumba de libérer le domaine public situé devant sa résidence. Sa maison est précisément localisée sur le Boulevard Charles de Gaulle à Bangui. Le parti PATRIE estime que cette action s'inscrit dans une série de pressions politiques et administratives exercées à son encontre. Selon le communiqué du parti, cette situation est perçue comme une tentative de museler l'opposition et de déstabiliser ses dirigeants.

Accusations de discrimination et de deux poids, deux mesures

Le parti PATRIE affirme qu'un voisin immédiat du président du parti occupe l'espace public sans autorisation pour y exploiter un garage. Cette occupation illégale, qui fait obstruction au passage des piétons et des véhicules, ne semble pas, selon le parti, préoccuper le ministère de l'Urbanisme, qui n'a entrepris aucune démarche similaire à l'encontre de cet individu. L'organisation politique considère cette différence de traitement comme une discrimination flagrante et un exemple clair de "double standard dans la justice". Elle allègue que cette discrimination contrevient directement à l'Article 7 de la Déclaration universelle des droits de l'homme. Cet article stipule expressément que « Tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection de la loi », un principe que le parti estime bafoué dans cette affaire. Le parti note que cette situation crée un précédent dangereux où la loi est appliquée de manière sélective, en fonction de considérations politiques plutôt que de principes d'équité.

Contexte politique et juridique des aménagements

Le parti PATRIE rappelle que l'usage ainsi que la loi du 9 janvier 1964 attribuent les prérogatives relatives à l'occupation de l'espace public à la Mairie et au ministère des Travaux publics, et non au ministère de l'Urbanisme. Cette précision juridique est clé pour le parti, qui conteste la légitimité de l'intervention du ministère de l'Urbanisme dans ce dossier. D'après le parti, les aménagements contestés devant la résidence de Maître Mboli-Goumba s'appuient sur une autorisation émise par la Mairie de Bangui en septembre 2012, ce qui, selon eux, invalide la procédure actuelle. Le parti politique établit également un lien direct entre cette pression administrative et des mouvements nocturnes observés d'une haute autorité de l'État dans le voisinage immédiat de la résidence de son président. Cette observation renforce la conviction du parti que cette affaire est politiquement motivée et vise spécifiquement Maître Mboli-Goumba en raison de son rôle d'opposant.

Réactions et actions futures du parti

Face à ce qu'il qualifie de "double standard dans la justice" et de "discrimination flagrante", le parti PATRIE a annoncé des mesures concrètes pour contester la mise en demeure. Pour ce faire, un huissier sera prochainement mandaté afin de dresser un constat des lieux détaillé, documentant l'état actuel de l'occupation du domaine public devant la résidence de Maître Mboli-Goumba et celle de son voisin. Ce constat servira de base solide pour un recours devant le Tribunal administratif en référé, une procédure d'urgence visant à suspendre la mise en demeure. Le parti a également annoncé son intention de saisir la justice administrative pour demander l'annulation pure et simple de la procédure engagée contre son président, arguant de son illégalité et de son caractère discriminatoire. Le PATRIE entend ainsi défendre les droits de son président et dénoncer ce qu'il perçoit comme une instrumentalisation de l'administration à des fins politiques.