Martin Ziguelé identifie les urgences vitales en Centrafrique

Martin Ziguelé
Photo via Corbeaunews-centrafrique

Le chef de l'opposition Martin Ziguelé a identifié l'alimentation, les routes, la santé et l'éducation comme les urgences vitales pour les Centrafricains. Le porte-parole du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) a souligné la précarité alimentaire, déclarant : « Le premier besoin naturel de l’homme, c’est l’alimentation. Les Centrafricains mangent une fois par jour ou une fois pour tous les deux jours. J’aurais voulu qu’ils aient trois repas par jour. »

Martin Ziguelé a également décrit l'état des infrastructures routières et du système de santé. « Aujourd’hui, pour aller d’une ville à l’autre, c’est la croix et les barrières », a-t-il affirmé, ajoutant que « le système de santé est par terre » et que le retrait progressif des ONG pose un problème. Il a enfin insisté sur le droit à l'éducation, mentionnant que les jeunes rencontrent « des difficultés et des empêchements multiples et variés » pour accéder à l'école.

Alimentation : une urgence criante

Martin Ziguelé a accordé une interview à la Radio Nationale Centrafricaine (RNL) pour évoquer la situation critique du pays. Lors de cet entretien, il a souligné la profonde précarité alimentaire qui touche la population. « Le premier besoin naturel de l’homme, c’est l’alimentation », a-t-il déclaré, précisant que « les Centrafricains mangent une fois par jour ou une fois pour tous les deux jours ». L'ancien Premier ministre a exprimé son souhait que les citoyens puissent bénéficier de trois repas quotidiens, une aspiration lointaine au vu des conditions actuelles. Cette déclaration met en lumière l'ampleur du défi de la sécurité alimentaire en République centrafricaine.

Santé et routes : systèmes à bout de souffle

Martin Ziguelé a également décrit un système de santé « par terre », soulignant que les organisations non gouvernementales internationales et nationales avaient auparavant soutenu ce système. L'ancien Premier ministre a alerté sur un « mouvement de retrait progressif des ONG », ce qui fait que « le problème de la santé revient ». Parallèlement, il a évoqué la dégradation des infrastructures routières du pays. Se déplaçant d'une ville à l'autre, « c’est la croix et les barrières à cause de l’état des routes et à cause des contrôles », a-t-il affirmé. Martin Ziguelé a ajouté que ces difficultés donnent l'impression qu'un Centrafricain quittant une ville pour une autre « c’est comme s’il allait dans un pays étranger ».

Éducation : des obstacles multiples

Martin Ziguelé a également abordé la question de l'éducation, qu'il considère comme un droit fondamental pour la jeunesse centrafricaine. Selon l'ancien Premier ministre, les jeunes de toutes les villes et villages aspirent à l'école. Cependant, il a souligné que « le droit à l’éducation connaît des difficultés et des empêchements multiples et variés ». Cette déclaration met en lumière les nombreux obstacles rencontrés par les élèves pour accéder à l'instruction en République centrafricaine, une situation qu'il classe parmi les urgences vitales du pays.

Contexte politique de l'opposition

Martin Ziguelé, qui a récemment identifié les urgences vitales en Centrafrique, est le président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC). Le MLPC est l'un des principaux partis d'opposition du pays. Ces déclarations interviennent alors que M. Ziguelé a souligné la précarité alimentaire, affirmant que les Centrafricains « mangent une fois par jour ou une fois pour tous les deux jours ». Il a également critiqué l'état des infrastructures routières, décrivant les déplacements comme un parcours semé « de la croix et les barrières », et a déploré un système de santé « par terre » suite au « retrait progressif des ONG ». L'éducation, selon lui, connaît aussi « des difficultés et des empêchements multiples et variés ».