Maître Nicolas Tiangaye, ancien Premier ministre et président du CRPS, a vivement critiqué la présidence de Faustin-Archange Touadéra lors de l'émission « Actualité et nous » sur Radio Fréquence RJDH 100.5 FM, selon un article publié le 6 juin 2026. L'ancien Premier ministre a dénoncé un bilan jugé insuffisant après dix ans de pouvoir, notamment en matière d'infrastructures. « Après 10 ans de pouvoir, vous n’avez pas été capable de goudronner l’avenue de l’Indépendance depuis PK 0 jusqu’à PK 12 », a-t-il déploré, ajoutant que « l’héritage a fini depuis longtemps ». Il a également mis en contraste la situation avec la Côte d'Ivoire, où « Ouattara a pris le pouvoir là-bas, 8 000 km de route bitumée ». Maître Tiangaye a conclu que l'approche du pouvoir est souvent motivée par un « enrichissement personnel » plutôt que par l'amélioration du sort de la population.
Un bilan jugé catastrophique
Nicolas Tiangaye a qualifié les dix années de pouvoir de Faustin-Archange Touadéra d'« échec absolu », selon l'article. L'ancien Premier ministre a soutenu que l'argument d'un héritage passé difficile n'était plus recevable après une décennie aux commandes de l'État. Il a insisté sur le fait qu'après une telle période, les responsabilités du gouvernement actuel ne pouvaient plus être éludées par des références au passé. Le texte note que l'absence d'électricité fiable et de routes décentes sont des exemples concrets des défaillances du régime Touadéra. Ces lacunes persistent, impactant directement le quotidien des populations et l'infrastructure du pays. Pour M. Tiangaye, ces problèmes symbolisent l'incapacité du pouvoir à répondre aux besoins fondamentaux de la nation.
L'avenue de l'Indépendance, symbole de l'inaction
Nicolas Tiangaye a mis en évidence l'incapacité à goudronner l'avenue de l'Indépendance à Bangui, du PK 0 au PK 12, comme un exemple concret de cet échec. Selon l'ancien Premier ministre, cette infrastructure emblématique aurait dû être achevée ou du moins significativement avancée après une décennie de gouvernance. Il a souligné que l'état de cette artère principale était révélateur d'un manque d'action plus large de la part de l'administration du président Faustin-Archange Touadéra. Nicolas Tiangaye a estimé que le rythme des travaux de goudronnage sur l'avenue de l'Indépendance était d'environ 200 mètres par mois. Ce chiffre, avancé par l'ancien chef du gouvernement, illustre selon lui la lenteur des progrès en matière d'infrastructures routières dans la capitale.
Comparaison internationale et accusations
Nicolas Tiangaye a établi un parallèle entre la situation en Centrafrique et celle de la Côte d'Ivoire, affirmant que le gouvernement Ouattara a pavé 8 000 kilomètres de routes depuis son accession au pouvoir. Cette comparaison vise à noter la différence de performance en matière d'infrastructures entre les deux nations. L'ancien Premier ministre a ainsi mis en évidence ce qu'il considère comme un manque criant de réalisations sous la présidence de Faustin-Archange Touadéra, notamment concernant le développement des infrastructures routières.
Maître Tiangaye a formulé des accusations à l'encontre des dirigeants actuels, les soupçonnant de privilégier leur enrichissement personnel. Selon lui, cette quête de gains individuels primerait sur l'amélioration concrète des conditions de vie et du bien-être de la population centrafricaine. Il dénonce une approche du pouvoir qui ne serait pas orientée vers l'intérêt général, mais plutôt vers des bénéfices privés.
Contexte des critiques
Les critiques formulées par Nicolas Tiangaye s'inscrivent dans un contexte politique centrafricain marqué par des défis persistants en matière de développement et de gouvernance. L'ancien Premier ministre s'est exprimé sur Radio Fréquence RJDH 100.5 FM, soulevant des questions sur la capacité de l'administration du président Faustin-Archange Touadéra à répondre aux attentes de la population.