Des mercenaires du Wagner Group ont installé un poste de contrôle sur la route reliant Sikikédé à Ndah, dans la préfecture de la Vakaga, le samedi 24 octobre 2026. Cette présence militaire a provoqué des exactions directes contre la population locale circulant sur cet axe. Des civils, parmi lesquels figurent des commerçants et des motocyclistes, ont subi des violences physiques de la part des membres du groupe armé. Les victimes se sont fait dérober leurs biens personnels au cours de ces opérations. Des sommes d'argent, des téléphones mobiles ainsi que des pépites d'or ont été confisqués par les combattants lors de ces contrôles. Ces agissements marquent une nouvelle montée des tensions dans la Vakaga, affectant la sécurité des déplacements des habitants de la zone.
Justifications et violences systématiques
Les mercenaires du Wagner Group ont justifié ces violences en accusant les civils de transmettre des informations sur leurs positions militaires aux groupes rebelles opérant dans la zone. Ces accusations ont servi de prétexte aux exactions commises sur les axes routiers de la préfecture de la Vakaga.
Environ 100 mercenaires ont été signalés lors des mouvements de troupes observés dans la région durant la période ayant précédé ces événements. Ce déploiement d'effectifs a permis au groupe armé de maintenir un contrôle strict sur les déplacements des populations locales entre Sikikédé et Ndah. Les autorités n'ont pas communiqué de bilan supplémentaire concernant ces opérations militaires menées par le Wagner Group dans ce secteur de la Central African Republic.
Mouvements suspects vers le Tchad
Un groupe distinct de mercenaires du Wagner Group a quitté Birao en direction de la frontière avec le Tchad. Ces combattants ont progressé vers la zone frontalière où ils ont rencontré des rebelles tchadiens. Au cours de cette interaction, les mercenaires ont fourni des armes à ces groupes rebelles.
Les membres du Wagner Group ont poursuivi leur progression jusqu'au village de Sarabou. Cette localité se situe à une distance comprise entre 1 et 2 kilomètres de la frontière avec le Tchad. Après avoir atteint ce point, le détachement a opéré un repli tactique vers le village de Mimi.