Des jeunes ont été arrêtés par l'OCRB le lundi 26 octobre 2026 dans le sixième arrondissement de Bangui. Les forces de sécurité ont procédé à ces interpellations au cours de la journée dans ce secteur de la capitale centrafricaine. Aucune précision n'a été apportée sur les motifs de ces arrestations par les autorités compétentes. Les personnes interpellées ont été conduites vers les locaux de l'Office central de répression du banditisme. La situation demeure sous surveillance dans le sixième arrondissement après cette opération menée par les agents de l'OCRB.
Cette intervention, survenue le lundi 26 octobre 2026, a impliqué plusieurs jeunes individus appréhendés par les effectifs de l'Office central de répression du banditisme. L'opération a été menée directement sur le terrain, au cœur du sixième arrondissement, un secteur où la présence des forces de sécurité est régulièrement constatée. Malgré le transfert des personnes interpellées vers les locaux de l'institution, le silence demeure la règle concernant les raisons précises ayant conduit à cette privation de liberté.
Contradictions dans les opérations policières
Des enfants des rues ont été observés en train de consommer des produits stupéfiants sur la voie publique le 26 octobre 2026, aux alentours de 14h00. Cette scène s'est déroulée au niveau du rond-point Zéro à Bangui, à proximité immédiate d'un poste mobile de police. Les agents présents sur place n'ont procédé à aucune interpellation ni à aucune saisie à l'encontre de ces individus au cours de cette séquence.
L'absence d'action des forces de l'ordre au rond-point Zéro à 14h00 soulève des interrogations quant à la constance des interventions policières. Alors que les agents étaient positionnés à quelques mètres seulement, les enfants des rues ont pu poursuivre leur activité sans être inquiétés. Cette situation contraste avec les opérations menées dans d'autres zones, où les interpellations sont effectuées avec une rapidité notable.
Des habitants du troisième arrondissement de Bangui signalent des pratiques d'extorsion de fonds qu'ils attribuent à l'Office central de lutte contre la drogue (OCS). Ces résidents affirment que les méthodes employées par cet organisme de sécurité s'apparentent à celles dénoncées dans d'autres secteurs de la capitale. Les témoignages recueillis dans le troisième arrondissement décrivent un schéma récurrent où l'OCS, sous couvert de ses missions de contrôle, exercerait des pressions financières sur la population locale.
Les responsables de l'Office central de répression du banditisme (OCRB) justifient pour leur part les opérations menées dans les différents quartiers de la ville par la nécessité de lutter contre la consommation de stupéfiants. Les agents de l'OCRB invoquent systématiquement la présence d'individus consommant des produits illicites pour motiver leurs interventions sur le terrain. Cette justification est utilisée de manière constante par l'OCRB pour légitimer sa présence et ses actions coercitives au sein des quartiers. L'argumentaire de l'Office central de répression du banditisme repose ainsi sur la lutte contre les stupéfiants pour expliquer la fréquence et la nature de ses déploiements, cherchant à répondre aux critiques croissantes concernant les méthodes employées par ses unités lors des interpellations.