Ferdinand Mbokoto Madji, président du CNCA-PDD, définit la gouvernance comme le socle indispensable de la République centrafricaine. Il soutient que la stabilité d'un pays repose sur des structures étatiques rigoureuses et sur l'intégrité morale de sa population. Pour lui, la gouvernance ne doit pas être perçue comme un simple concept administratif, mais comme une pratique quotidienne qui engage chaque strate de la société.
Ferdinand Mbokoto Madji affirme que « la force d’une nation réside dans le caractère de ses citoyens et la solidité de ses institutions ». En tant que président du CNCA-PDD, il note régulièrement que cette solidité institutionnelle est la condition sine qua non pour transformer le destin du pays. Selon lui, « un pays peut posséder d’immenses richesses naturelles et des forces de sécurité sans réussir à instaurer une paix durable ni sortir sa population de la pauvreté ». Il précise que « ni les armes, ni les menaces, ni les richesses naturelles ne remplaceront jamais la conscience d’un peuple et la bonne gouvernance ». Cette conviction profonde guide son analyse sur la nécessité d'une refonte des méthodes de gestion publique.
Le président du CNCA-PDD insiste sur le rôle actif des habitants dans la vie publique, déclarant que « un peuple conscient de ses droits ne se soumet pas facilement aux menaces et défend ses convictions avec courage ». Il ajoute que « demander des comptes ou dénoncer la corruption ne fait pas du citoyen un ennemi de la nation ». Cette vision encourage une participation citoyenne accrue, où la vigilance collective devient un rempart contre les dérives.
Concernant les priorités de l'État, Ferdinand Mbokoto Madji soutient que « la bonne gouvernance exige la transparence, une justice indépendante et une gestion des ressources orientée vers l’intérêt général ». Il estime que ces trois piliers sont indissociables pour bâtir un État de droit crédible. Sans une justice capable d'agir en toute autonomie, la transparence reste un vœu pieux, et la gestion des ressources risque de s'égarer au profit d'intérêts particuliers.
Il conclut en rappelant que « les richesses de la République centrafricaine doivent bénéficier à l’ensemble de la population et non à quelques cercles privilégiés ». Ces orientations visent à transformer la gestion des ressources nationales pour répondre aux besoins collectifs. Pour Ferdinand Mbokoto Madji, la finalité ultime de toute action politique doit demeurer le bien-être du plus grand nombre, garantissant ainsi une paix sociale durable et une prospérité partagée par tous les citoyens du pays. En plaçant l'intégrité au cœur de la gouvernance, il propose une voie pour renforcer la confiance entre les gouvernants et les gouvernés, condition essentielle à tout développement national véritable.