Yalinga, sous-préfecture située dans la préfecture de la Haute-Kotto en Centrafrique, fait face à une grave pénurie d'eau potable. Cette localité, située dans la préfecture de la Haute-Kotto en Centrafrique, est aujourd'hui confrontée à un défi majeur concernant l'accès aux ressources hydriques essentielles. Le centre de la localité ne dispose actuellement que d'un seul point d'eau fonctionnel pour l'ensemble de ses habitants. Cette situation critique limite drastiquement les capacités d'approvisionnement quotidien des résidents qui dépendent exclusivement de cette unique infrastructure pour leurs besoins en eau potable. En raison de cette carence, les résidents se voient contraints de puiser leur eau dans une source naturelle dont l'usage provoque des irritations cutanées et des démangeaisons. L'utilisation forcée de cette source non traitée engendre des conséquences sanitaires directes et préoccupantes pour la population locale.
Natacha Gwladys Akani, sous-préfète de Yalinga, déplore l'inefficacité des interventions techniques passées sur le terrain. "Les gens qui ont le marché de venir creuser les puits à Yalinga ne font pas bien leur travail", a-t-elle déclaré pour expliquer la persistance de cette crise sanitaire locale. Les propos de la sous-préfète mettent en lumière un dysfonctionnement profond dans le suivi et l'exécution des travaux hydrauliques prévus pour la zone.
Des projets financés mais inachevés
Des dossiers officiels confirment la validation et le financement de projets destinés à la construction de puits d'eau à Yalinga. Ces initiatives visaient à doter la sous-préfecture d'infrastructures hydrauliques nécessaires pour pallier le manque d'accès à l'eau potable. Les autorités locales et les services compétents ont approuvé ces plans, allouant les budgets requis pour le démarrage et la réalisation des travaux sur le territoire de la Haute-Kotto. Ces projets pour la construction de puits d'eau à Yalinga ont été officiellement validés et financés, marquant une volonté administrative de résoudre durablement la pénurie actuelle.
Plusieurs entrepreneurs et prestataires de services ont perçu les paiements correspondants à ces contrats de construction. Malgré l'encaissement de ces fonds, aucun puits fonctionnel n'a été livré aux populations locales. Les entrepreneurs et les prestataires de services ont échoué à livrer des puits d'eau fonctionnels, malgré la réception effective des paiements alloués aux projets. Moïse Banafio indique que les entreprises engagées pour ces chantiers ont abandonné les sites après avoir reçu les règlements financiers initiaux. Les travaux de forage, bien que planifiés et budgétisés, sont restés inachevés, laissant les infrastructures dans un état d'abandon total. Les installations prévues ne permettent pas aujourd'hui l'extraction d'eau potable, contraignant les habitants à maintenir leur dépendance envers des sources non traitées. Cette situation persiste alors que les obligations contractuelles, incluant le versement des sommes dues aux prestataires, ont été remplies par les institutions responsables du suivi des projets à Yalinga. L'absence de livraison des ouvrages laisse la population dans une impasse totale, alors que les ressources financières nécessaires à la réalisation de ces puits ont été intégralement débloquées par les autorités compétentes.