Le service de gynécologie-obstétrique de Bangui maintient son activité malgré le départ de MSF

Gynécologie-Obstétrique : « L’absence de MSF n’a pas affecté le taux de fréquentation »
Photo: RNL/Hugues Florentin Namkoïssé, mai 2024 via Radiondekeluka

Le service de gynécologie-obstétrique du Centre hospitalier universitaire communautaire de Bangui, en Centrafrique, maintient son activité malgré le récent départ de l'organisation Médecins Sans Frontières (MSF). Le Professeur Abdoulaye Sépou, chef de ce service, a confirmé que des mesures ont été mises en œuvre pour mettre fin aux pratiques jugées régressives. Cette réorganisation intervient dans un contexte où l'hôpital s'adapte à de nouvelles modalités de fonctionnement pour assurer la continuité des soins essentiels à la population. Le Professeur Sépou, en tant que responsable, joue un rôle clé dans la supervision de ces changements et la garantie de la qualité des services.

Affirmation sur la fréquentation

Malgré le départ de MSF, le service de gynécologie-obstétrique du Centre hospitalier universitaire communautaire de Bangui continue d'accueillir un nombre significatif de patientes. Les données récentes indiquent que l'affluence demeure élevée, avec une demande constante et pressante pour les soins maternels et gynécologiques. Cette fréquentation soutenue met en lumière l'importance clé de l'établissement pour la santé reproductive à Bangui et dans ses environs, soulignant son rôle irremplaçable dans le système de santé local. Le personnel en place assure la prise en charge des consultations, des accouchements et des interventions chirurgicales nécessaires, démontrant un engagement indéfectible. Le Professeur Abdoulaye Sépou, chef du service, a souligné la détermination des équipes à maintenir la qualité des soins malgré les ajustements organisationnels et les défis inhérents à une telle transition. Il a insisté sur le fait que la priorité reste la santé et le bien-être des patientes.

Pratiques régressives dénoncées

Le Professeur Abdoulaye Sépou, chef du service de gynécologie-obstétrique du Centre hospitalier universitaire communautaire de Bangui, a publiquement dénoncé des pratiques qu'il a qualifiées de régressives au sein de son service. Cette déclaration intervient dans le cadre de la réorganisation des activités de l'établissement suite au retrait de Médecins Sans Frontières (MSF). Le Professeur Sépou a affirmé que ces pratiques, dont la nature exacte n'a pas été détaillée publiquement, sont désormais ciblées par des mesures correctives visant à garantir une meilleure qualité de prise en charge des patientes. Ces mesures sont essentielles pour renforcer les standards de soins et l'éthique professionnelle au sein du service. L'objectif est d'assurer la continuité des soins et de renforcer la confiance des usagers dans les services offerts par l'hôpital, malgré le contexte de transition. Le maintien de l'activité du service, qui reste un pilier essentiel pour la santé maternelle et infantile à Bangui, est jugé prioritaire par la direction de l'hôpital et par le Professeur Sépou lui-même, qui s'engage à superviser personnellement l'application de ces nouvelles directives.

Contexte du service

Le Centre hospitalier universitaire communautaire de Bangui est l'une des principales structures de santé en Centrafrique, jouant un rôle essentiel dans la prise en charge médicale de la population de la capitale et de ses environs. Son service de gynécologie-obstétrique constitue un pilier fondamental pour la santé maternelle et infantile dans la région, offrant des services vitaux à des milliers de femmes chaque année. Depuis de nombreuses années, cet établissement a bénéficié de l'appui de partenaires internationaux, dont Médecins Sans Frontières (MSF), qui a contribué à renforcer ses capacités opérationnelles et la qualité des soins prodigués. La collaboration avec MSF a permis de maintenir un niveau élevé de services, notamment en matière d'accouchements assistés, de consultations prénatales et postnatales, ainsi que d'interventions chirurgicales gynécologiques complexes. Ce partenariat a été clé pour répondre aux besoins sanitaires d'une population souvent confrontée à des défis d'accès aux soins de santé, en particulier dans un contexte de ressources limitées. Le départ de MSF marque une transition significative pour le service, l'obligeant à s'adapter à un nouveau cadre organisationnel et financier pour assurer la continuité de ses missions vitales. Cette période d'ajustement est gérée avec la ferme volonté de préserver l'accès aux soins pour toutes les patientes.