Le gouvernement de la République centrafricaine prévoit de signer un nouvel accord en novembre à Bangui. Ce processus structuré vise à réhabiliter certains chefs rebelles identifiés précisément par les autorités nationales. Les leaders concernés par cette initiative diplomatique incluent Mahamat al-Khatim, Ali Darassa, Sembé Bobo et Noureddine Adam. Ces figures sont historiquement associées à des mouvements armés actifs sur le territoire national. Le président Faustin-Archange Touadéra supervise personnellement ce dispositif politique complexe. Le ministère chargé du programme Retour, Réclamation et Réhabilitation coordonne activement les modalités techniques et logistiques de cet engagement. Les autorités centrafricaines cherchent par cette mesure à stabiliser durablement la situation sécuritaire interne. Aucune précision n'a été communiquée sur les garanties accordées aux commandants de l'Unité pour la paix en Centrafrique. Les parties prenantes doivent se retrouver dans la capitale pour officialiser les termes de cet accord lors d'une cérémonie prévue en novembre.
Le désarmement des chefs rebelles
Ali Darassa a procédé le 10 juillet 2025 à une reddition symbolique. À cette occasion, le chef rebelle a annoncé la dissolution officielle de son mouvement, l'Unité pour la paix en Centrafrique (UPC). Cet acte s'inscrit dans les étapes de transition suivies par les autorités nationales concernant les groupes armés actifs dans le pays. Cette démarche, initiée le 10 juillet 2025, marque une étape significative dans la gestion des tensions territoriales.
Sembé Bobo, dirigeant du groupe Retour, Réclamation et Réhabilitation (3R), a également effectué une reddition symbolique le 10 juillet 2025. Ce geste marque une évolution notable dans le statut de ce mouvement au sein du processus de réhabilitation encadré par le gouvernement. Les engagements pris par ces commandants lors de cette journée du 10 juillet 2025 constituent des éléments de référence essentiels pour le ministère chargé du programme Retour, Réclamation et Réhabilitation dans la mise en œuvre des accords de paix. La dissolution et la reddition actées ce 10 juillet 2025 par Ali Darassa et Sembé Bobo servent de base aux discussions qui seront finalisées en novembre à Bangui.
Noureddine Adam conserve une position différente dans le paysage sécuritaire actuel. Les autorités centrafricaines considèrent que cet individu demeure une menace pour la stabilité de la partie orientale de la Central African Republic. Sa situation actuelle au sein des dynamiques de réhabilitation se distingue nettement de celle des autres chefs rebelles ayant opté pour une reddition formelle. Le suivi de ses activités demeure une priorité absolue pour les services de sécurité afin de prévenir toute action déstabilisatrice dans cette zone spécifique du territoire. Contrairement aux autres leaders, Noureddine Adam n'a pas encore intégré les mécanismes de reddition, maintenant une position qui préoccupe les autorités en charge de la pacification du pays. L'approche gouvernementale, qui prévoit la signature d'un nouvel accord en novembre à Bangui, devra tenir compte de ces disparités de comportement entre les chefs rebelles pour espérer une stabilisation globale de la Central African Republic. Les autorités nationales continuent d'évaluer les risques posés par Noureddine Adam tout en préparant les prochaines étapes de réhabilitation pour les autres acteurs armés.