Rupture des accords entre la Centrafrique et l'UNOPS

Le gouvernement de la République centrafricaine a officiellement annoncé l'arrêt de toute nouvelle collaboration avec l'UNOPS le 7 juillet 2026. Cette décision marque une rupture dans les relations opérationnelles entre les autorités de Bangui et l'organisation onusienne. Les engagements futurs liés à de nouveaux projets conjoints sont désormais suspendus sur l'ensemble du territoire national. Cette mesure intervient alors que les activités de développement et les infrastructures dans des localités telles que Ndélé, Ouadda-Maïkaga, Mbrès et Bamingui font l'objet d'un suivi particulier par les partenaires internationaux. Le gouvernement centrafricain n'a pas détaillé les motifs précis de cette cessation de partenariat pour les chantiers à venir. Les protocoles de coopération existants avec d'autres institutions, dont la Banque mondiale, demeurent distincts de cette annonce.

Un partenariat financier rompu

L'accord initial entre le gouvernement de la République centrafricaine et l'UNOPS, conclu en septembre 2022 et révisé en mai 2026, représentait une valeur supérieure à 34 millions de dollars, soit 19 milliards de francs CFA. Ce cadre contractuel régissait les modalités de coopération financière et technique entre les deux parties jusqu'à la suspension des activités.

Le gouvernement centrafricain a officiellement demandé à la Banque mondiale de mettre fin à tout financement transitant par l'UNOPS. Cette requête marque une volonté des autorités de Bangui de réorganiser le circuit de gestion des fonds internationaux. La mesure affecte directement le rôle de l'organisation onusienne dans l'exécution des projets financés par la Banque mondiale sur le territoire national.

Gestion contestée sous Nathalie Angibeau

Nathalie Angibeau exerce les fonctions de directrice du bureau multi-pays de l'UNOPS pour l'Afrique centrale (CAMCO) et l'Afrique du Nord (NAMCO). Sous sa direction, le climat interne au sein de l'organisation onusienne a fait l'objet de contestations répétées de la part du personnel.

Les employés de l'UNOPS ont rendu publique une sixième lettre de dénonciation le 13 août 2026. Ce document détaille des critiques concernant les méthodes de gestion appliquées au sein des bureaux régionaux. Cette démarche s'inscrit dans un cycle de signalements formels adressés par les salariés sur le fonctionnement de l'institution.

Les auteurs de ce courrier font état de suppressions de postes imminentes au sein des effectifs locaux. Selon les informations rapportées par ces employés, environ 50 travailleurs centrafricains doivent faire l'objet d'un licenciement d'ici le mois de décembre 2026. Ces suppressions d'emplois planifiées interviennent dans un contexte de tensions accrues entre la direction et le personnel, tout en coïncidant avec la réorganisation des activités de l'organisation en République centrafricaine. Aucun détail supplémentaire n'a été fourni par la direction régionale sur le calendrier précis ou les critères de sélection liés à ces départs.