Le gouvernement de la République centrafricaine conteste officiellement la présence de groupes rebelles sur l'ensemble du territoire national. Le ministre de la Sécurité publique, le général Bienvenue Zokoué, a formellement démenti toute emprise des forces armées non gouvernementales lors d'une déclaration récente. Cette position officielle cherche à asseoir l'autorité de l'État sur chaque portion du pays, en réfutant les rapports faisant état d'une perte de contrôle dans certaines zones périphériques.
Le général Bienvenue Zokoué a affirmé le 20 octobre 2026 l'absence totale de contrôle rebelle au sein des divisions administratives du pays. Il a déclaré : « Aujourd’hui, sur 20 préfectures que compte la République centrafricaine, il n’y a aucun centimètre qui est occupé par les forces du mal. » Cette prise de position du ministre vise à garantir la souveraineté de l'État sur la totalité des provinces centrafricaines face aux allégations persistantes concernant l'instabilité sécuritaire dans certaines zones reculées. En insistant sur l'intégrité du territoire, le ministre de la Sécurité publique rejette l'idée que des groupes armés puissent exercer une quelconque autorité administrative ou militaire, malgré les incidents rapportés par divers acteurs sur le terrain.
Attaques rebelles dans les provinces
Des combattants rebelles ont mené une attaque contre la ville d'Amdafock, située dans la préfecture de la Vakaga, le 30 juin 2026. Cette incursion armée dans le nord-est du pays a marqué un épisode de violence localisé survenu avant les récentes déclarations officielles du gouvernement. L'événement, survenu dans cette zone frontalière, témoigne des défis sécuritaires auxquels font face les autorités dans les régions éloignées de la capitale.
Le secteur de la Nana-Mambéré a également été le théâtre d'affrontements entre des combattants de la CPC et des mercenaires russes en août 2026. Ces combats illustrent la persistance de tensions armées dans cette zone géographique malgré les démentis des autorités sur la présence de forces non étatiques. La nature de ces affrontements, impliquant des forces paramilitaires étrangères, note la complexité de la situation sécuritaire dans l'ouest du pays, où les lignes de front semblent mouvantes et les enjeux de contrôle territoriale multiples.
Le 1er août 2026, le géologue suisse Majineh Luka et son garde du corps ont été assassinés au PK 55 sur l'axe reliant Bangui à Damara. Cet acte criminel a provoqué des réactions au sein de l'exécutif centrafricain. Pascal Bida Koyagbele, ministre-conseiller, a publiquement mis en cause le FPRC de Nourredine Adam dans l'attaque perpétrée au PK 55. Cette accusation désigne nommément une faction rebelle spécifique comme responsable de la mort du ressortissant étranger sur cet axe routier stratégique. L'assassinat, survenu sur une voie de communication essentielle, met en exergue la vulnérabilité des axes de transport et la menace persistante que font peser les groupes armés sur les civils et les ressortissants étrangers, contredisant directement le discours officiel sur la sécurisation totale du territoire national. La mise en cause directe du FPRC par un membre du gouvernement montre les tensions persistantes entre l'exécutif et les groupes armés identifiés.