Un commando russe de la milice Wagner s'est rendu le mardi 26 mai 2026 sur le site minier de Kouta Gbara, à environ 25 kilomètres de Kouki. Cette action visait à imposer un contrôle strict sur le groupe rebelle MPC en Centrafrique. Les directives communiquées interdisent aux combattants du MPC tout déplacement autonome ou toute planification de voyage vers Bangui sans une autorisation préalable validée par les Russes. Après avoir délivré ces instructions, le commando russe a quitté les lieux pour se diriger vers Nana-Bakassa.
Directives russes et confiscation d'armes
L'objectif de la visite du commando russe était de rencontrer les officiers du MPC afin de leur transmettre des directives de sécurité strictes. Ces instructions incluaient une interdiction formelle de tout déplacement autonome ou de toute planification de voyage vers Bangui sans une autorisation préalable validée par les Russes. Ces nouvelles règles s'appliquent à tous les membres du groupe rebelle, sans exception. Selon les informations recueillies, l'atteinte à ces consignes se traduirait par des sanctions immédiates et des conséquences directes pour les combattants concernés.
Toute personne interceptée sans cette autorisation verra son arme confisquée par les forces russes. Cette mesure vise à renforcer le contrôle de Wagner sur les mouvements et l'équipement du groupe rebelle. La confiscation des armes représente une perte significative pour les combattants, tant en termes de capacité opérationnelle que de valeur financière. Dido Ali, chef du MPC, a alerté ses hommes sur les conséquences financières de ces confiscations. Il a averti, « si un fusil était saisi par les Russes en raison d’un voyage non autorisé, le fautif devrait rembourser la valeur de l’arme de sa propre poche. » Cette déclaration note la pression exercée par Wagner, transférant la responsabilité financière du respect des directives aux combattants individuels du MPC. Le chef du MPC a insisté sur l'importance de se conformer scrupuleusement aux ordres russes pour éviter de telles sanctions. Cette contrainte financière ajoute une couche de dissuasion supplémentaire pour s'assurer que les combattants du MPC respectent les nouvelles règles imposées par Wagner.
Transformation en milice Wagner
Le MPC est désormais considéré comme une milice supplétive servant exclusivement les intérêts de Wagner. Cette transformation fait suite à l’imposition de directives strictes et au renforcement du contrôle des paramilitaires russes sur les mouvements et l'équipement du groupe rebelle. Les combattants du MPC sont désormais soumis à une surveillance accrue, leurs déplacements étant conditionnés par l'approbation des forces de Wagner. La confiscation des armes en cas de non-respect des règles note la perte d'autonomie du groupe, qui opère maintenant sous l'autorité directe de l'organisation russe. Cette situation marque une étape significative dans l'intégration des groupes armés locaux dans la stratégie opérationnelle de Wagner en Centrafrique. La transformation du MPC en une milice supplétive de Wagner modifie profondément la dynamique des forces en présence dans la région, centralisant davantage le pouvoir et le contrôle opérationnel entre les mains des paramilitaires russes. Cette évolution est perçue comme un renforcement de l'influence de Wagner sur le territoire centrafricain.
Contexte des violences passées
Quelques semaines auparavant, des éléments de l'Union pour la Paix en Centrafrique (UPC) et du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC) avaient attaqué le village de Bowaye. Cette incursion avait entraîné l'incendie de maisons et la mort d'au moins six civils. Cet épisode de violence s'inscrivait dans un contexte de tensions et de conflits armés persistants dans la région. Les attaques de ce type ont souvent pour conséquence le déplacement de populations et l'aggravation de la crise humanitaire. Les actions passées du MPC, comme l'attaque de Bowaye, illustrent la nature volatile de la sécurité dans la région avant l'imposition de ce contrôle strict par Wagner. Ces événements soulignent également les défis de stabilité et de protection des civils auxquels la Centrafrique est confrontée.