CSISCA : La légitimité du bureau actuel réaffirmée face aux contestations

Les participants à la réunion
Photo via Corbeaunews-centrafrique

Voici l'article étendu :

Une réunion de consultation clé s'est tenue récemment à la mosquée de Yapélé, un lieu symbolique pour la communauté musulmane. Cette rencontre importante a été organisée par Son Éminence l'imam Abdoulaye Ouassélégué, actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), dans un contexte de tensions internes et de contestations. L'objectif principal de cette assise était de clarifier la situation institutionnelle de l'organisation et de réaffirmer de manière catégorique la légitimité du bureau mis en place à la fin de l'année précédente. Face aux tentatives de déstabilisation, les dirigeants actuels ont insisté sur l'unité de l'institution, affirmant avec fermeté qu'il n'y aurait jamais deux CSISCA en République Centrafricaine, soulignant ainsi leur détermination à préserver l'intégrité et la cohésion du Conseil.

Détails de la rencontre et reconnaissance officielle

Cette réunion de consultation a rassemblé un nombre significatif de parties prenantes au sein de la communauté musulmane centrafricaine. Des responsables des organes statutaires du CSISCA, des dirigeants d'associations affiliées, des représentants des structures de jeunesse dynamiques, des femmes influentes et des cadres musulmans de divers horizons ont participé activement à cette assise. Leur présence a témoigné de l'importance de l'événement et de l'engagement de la base envers l'institution. Au cours de cette rencontre, il a été rappelé que Son Éminence l'imam Abdoulaye Ouassélégué avait été élu président du CSISCA lors d'un scrutin démocratique et transparent le 30 décembre 2025.

La légitimité du bureau actuel ne repose pas uniquement sur ce vote interne. Le bureau actuel a reçu l'approbation formelle des autorités compétentes de l'État, notamment le ministère de l'Administration du territoire, de la Décentralisation et du Développement local. Cette reconnaissance institutionnelle a été officialisée par une cérémonie d'investiture solennelle, organisée le 7 février 2026, au prestigieux Palais du Peuple à Bangui. Cet événement a marqué une étape décisive, conférant au bureau de l'imam Ouassélégué une pleine légalité et une reconnaissance de la part des instances gouvernementales, renforçant ainsi sa position face à toute tentative de remise en question.

Contestation de l'ancienne direction et rappel des textes

Malgré cette reconnaissance officielle, l'ancienne direction du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA) continue de contester la légitimité du bureau en place. Selon les informations disponibles et les déclarations faites lors de la réunion, l'ancienne équipe tente actuellement d'organiser un atelier de révision des textes fondamentaux de l'organisation et, plus encore, une nouvelle assemblée générale. Ces initiatives sont perçues par la direction actuelle comme une tentative de créer une institution parallèle ou de saper l'autorité légitime.

Face à ces manœuvres, le président actuel du CSISCA, Son Éminence l'imam Abdoulaye Ouassélégué, a rappelé avec insistance les dispositions réglementaires adoptées en 2020. Ces textes, qui régissent le fonctionnement du Conseil, stipulent clairement que tout titulaire de mandat dont le terme est arrivé à expiration perd de facto le droit de représenter l'institution ou d'agir en son nom. Cette clause vise à assurer un renouvellement régulier des instances dirigeantes et à éviter toute prolongation indue de mandat. D'après le leader religieux, les anciens dirigeants tombent précisément sous le coup de cet article et sont par conséquent disqualifiés pour entreprendre toute action officielle au nom du CSISCA, y compris l'organisation d'un atelier de révision des textes ou d'une assemblée générale. Il a souligné que leurs actions actuelles n'ont aucune base légale au regard des statuts internes du Conseil.

Position ferme et engagement légal

Le bureau actuel du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA) a exprimé une détermination inébranlable à défendre la légalité de son mandat. Cette défense inclura, selon ses déclarations, le recours à toutes les voies légales disponibles, y compris les instances judiciaires. Cette position ferme intervient dans un contexte de contestation persistante de la part de l'ancienne direction de l'organisation, qui cherche à remettre en cause la légitimité du leadership actuel.

La direction actuelle, dirigée par Son Éminence l'imam Abdoulaye Ouassélégué, avait déjà fait valoir que les dispositions réglementaires de 2020 invalident toute action entreprise par des responsables dont le mandat a expiré. En s'engageant à défendre sa légitimité par des moyens légaux, le bureau actuel note sa volonté de consolider sa position institutionnelle et de mettre fin aux tentatives de déstabilisation. Cette approche juridique vise à clarifier définitivement la situation et à garantir la stabilité et l'unité du CSISCA, une institution essentielle pour la communauté musulmane de la République Centrafricaine.