Investiture présidentielle : Les loueurs de véhicules partiellement indemnisés

Prestation de serment du nouvel homme fort de Centrafrique, le roi Faustin Archange Touadera, le 30 mars 2026 au stade 20 000 places sur sa constitution de la 7e République
Photo via Corbeaunews-centrafrique

Des loueurs de véhicules en République centrafricaine ont été partiellement indemnisés pour la mobilisation de leurs flottes à l'occasion de l'investiture du président Faustin-Archange Touadéra. L'événement majeur s'était déroulé le 30 mars 2026 au stade de 20 000 places de Bangui, nécessitant un déploiement logistique conséquent, notamment en matière de transport. La mise à disposition de ces véhicules a été clé pour assurer le bon déroulement des diverses activités liées à la cérémonie présidentielle, qui a attiré de nombreux dignitaires et participants.

Le paiement d'une partie des frais liés à cette mobilisation a été calculé sur la base de six jours de location. Ceci alors que les véhicules avaient été mis à disposition pendant une période effective de huit jours pour les besoins de la cérémonie présidentielle. Cette différence de deux jours de facturation, non compensée, a rapidement suscité l'incompréhension et le mécontentement parmi les prestataires de services de location, qui s'attendaient à une compensation intégrale pour la durée de leur engagement.

Paiement tardif et incomplet

Le paiement aux propriétaires de ces véhicules a finalement eu lieu le samedi 9 mai 2026, au sein des locaux du ministère des Transports. Cette transaction est intervenue plus d'un mois après la cérémonie d'investiture du président Faustin-Archange Touadéra, ajoutant à la frustration des loueurs. Initialement, les loueurs avaient mis leurs flottes de véhicules à disposition pour une durée de huit jours en vue de l'événement, qui s'était tenu le 30 mars 2026 au stade de 20 000 places de Bangui. Cependant, l'indemnisation a été calculée sur la base de six jours de location seulement, laissant les deux jours restants impayés et suscitant un vif mécontentement parmi les prestataires. Cette situation a non seulement causé des désagréments financiers aux entreprises concernées, mais a également soulevé des questions sur la gestion des engagements contractuels par les autorités.

Contexte de l'investiture

La cérémonie d'investiture, un événement national d'importance capitale, a bénéficié d'un financement partiel de la part de la communauté libanaise de la République centrafricaine. Cette communauté a contribué de manière significative, à hauteur de plus de 700 millions de francs CFA, témoignant de son engagement envers le pays. Parallèlement, les commerçants tchadiens ont également participé à cet événement, apportant une contribution notable de 200 millions de francs CFA. Ces apports financiers ont été essentiels pour soutenir l'organisation de l'investiture du président Faustin-Archange Touadéra, qui s'est déroulée le 30 mars 2026 dans une ambiance solennelle et festive. La mobilisation de ces fonds a permis de couvrir une partie des dépenses logistiques et organisationnelles nécessaires à la tenue d'un tel événement d'envergure.

Promesses présidentielles non tenues

Le dossier des paiements aux loueurs de véhicules avait traîné pendant plus d'un mois, suscitant des inquiétudes grandissantes au sein de la profession. Face à cette situation préoccupante, le président Faustin-Archange Touadéra avait reçu les propriétaires concernés à Damara le 19 avril. Lors de cette rencontre, le chef de l'État avait promis un règlement rapide de la situation, cherchant à apaiser les tensions et à rassurer les prestataires. Cette promesse présidentielle faisait suite à la mobilisation indispensable de leurs flottes pour la cérémonie d'investiture. Cependant, le paiement n'est intervenu que le 9 mai, et fut de surcroît partiel, ne couvrant que six des huit jours de location. Cet écart entre la promesse et la réalité a renforcé le sentiment de frustration et de déception des loueurs.

Soupçons sur les motivations

Deux jours de frais de location ont été retranchés sans explication officielle fournie aux loueurs de véhicules, laissant planer des incertitudes quant aux raisons de cette décision. Des sources proches du dossier suggèrent que le gouvernement aurait délibérément retenu ces deux jours de location. Cette mesure serait interprétée comme une sanction en réponse à la couverture médiatique de la situation, jugée défavorable par les autorités. Ces allégations soulèvent des questions sur la liberté de la presse et la manière dont les critiques sont perçues et gérées par l'administration. Le fait que l'indemnisation ait été calculée pour seulement six jours, alors que les véhicules ont été mis à disposition pendant huit jours, sans justification officielle, alimente ces soupçons et maintient une tension palpable entre les loueurs et les instances gouvernementales.