Reprise du trafic routier entre le Cameroun et la République centrafricaine

Centrafrique-Cameroun : reprise du trafic routier  après deux semaines de grève
Photo: Diaspora via Radiondekeluka

Les transporteurs camerounais ont repris leurs activités le 20 octobre 2026 après deux semaines d'interruption. Ce mouvement de grève, débuté au commencement du mois d'octobre 2026, visait à dénoncer les conditions de circulation entre le Cameroun et la République centrafricaine. Les professionnels du secteur ont justifié cet arrêt prolongé par des plaintes récurrentes concernant le harcèlement routier. Selon le Syndicat national des transporteurs camerounais, ces actes de harcèlement sont directement attribués aux forces de sécurité centrafricaines. La reprise du trafic intervient après des échanges entre les acteurs logistiques et les autorités concernées par la sécurisation de l'axe reliant les deux pays.

Conséquences économiques du blocage frontalier

Plus de 300 camions-citernes sont restés immobilisés à la frontière pendant toute la durée de la grève. Cet arrêt prolongé a paralysé une partie importante des échanges logistiques entre le Cameroun et la République centrafricaine, impactant l'approvisionnement des deux pays.

Une médiation entre les autorités camerounaises et centrafricaines s'est tenue à Yaoundé durant la semaine du 20 octobre 2026. Grégoire Vongo, gouverneur de la région de l’Est du Cameroun, a précisé les modalités de sortie de crise : « Le ministre camerounais des Transports m’a chargé de venir ici, accompagné du président du BGFT, pour communiquer ces décisions aux transporteurs. Ces décisions ont été favorablement accueillies et les transporteurs se sont engagés à reprendre leurs activités sans délai ».

Amadou Bachirou, coordinateur du plateau du Syndicat national des transporteurs camerounais, a confirmé la réception de garanties concrètes : « Elles ont apporté des assurances fermes quant à la sécurité des conducteurs camerounais en territoire centrafricain, qui constituera désormais l’une des priorités. C’est dans ce contexte que le gouverneur de la région de l’Est est venu nous rassurer, au nom du gouvernement camerounais, sur les engagements pris à Yaoundé ».

Norbert Niéndé, sous-préfet de Baboua, a rappelé l'importance de la coopération bilatérale suite à cet épisode : « Ce qu’il faut retenir, c’est l’excellente relation multiforme qui existe depuis longtemps entre la République centrafricaine et le Cameroun. Nous nous inscrivons dans cette dynamique et souhaitons que les choses reprennent leur cours normal. Comme l’a souligné le gouverneur, cette situation a eu des conséquences négatives de part et d’autre, aussi bien en République centrafricaine qu’au Cameroun ».