Tensions diplomatiques accrues entre la République centrafricaine et le Tchad

Le general Deby et Touadera
Photo via Corbeaunews-centrafrique

Un affrontement a eu lieu le 10 octobre 2026 dans le secteur de Nabagaye-Tissi, situé à proximité immédiate de la frontière entre la République centrafricaine, le Tchad et le Soudan. Cet événement a provoqué des blessures chez seize soldats tchadiens présents sur les lieux lors de l'incident. Les autorités suivent désormais les développements dans cette zone frontalière où les tensions diplomatiques entre la République centrafricaine et le Tchad s'intensifient. L'épisode du 10 octobre 2026 marque un point de bascule dans les relations entre les deux pays voisins, alors que la situation sécuritaire reste fragile dans cette région charnière. Les forces armées concernées maintiennent une vigilance accrue après ce bilan humain rapporté à la suite des combats. L'attaque survenue le 10 octobre 2026 dans le secteur de Nabagaye-Tissi, à la jonction géographique entre la République centrafricaine, le Tchad et le Soudan, a directement impliqué les unités militaires stationnées dans ce périmètre. Le bilan de seize soldats tchadiens blessés au cours de cet affrontement du 10 octobre 2026 note la gravité de cet accrochage armé.

Incident frontalier et réactions diplomatiques

Le gouvernement tchadien a convoqué l’ambassadeur de la République centrafricaine le 11 octobre 2026. Cette démarche diplomatique visait à protester formellement contre l’incursion militaire survenue dans la zone d’Amnabaka-Tissi. Cette convocation officielle, intervenue le lendemain de l'incident, témoigne de la volonté des autorités tchadiennes de marquer leur désapprobation face à la violation de leur intégrité territoriale dans cette zone frontalière spécifique.

Jules Njawé, conseiller du président Faustin-Archange Touadéra, a par la suite formulé des accusations publiques lors d’un entretien avec le journaliste Alain Foka, diffusé le 19 octobre 2026. Lors de cette intervention médiatique du 19 octobre 2026, Jules Njawé a exposé sa lecture de la situation sécuritaire actuelle. Selon Jules Njawé, le Tchad et la France prépareraient une offensive contre la République centrafricaine. Il a précisé que ce dispositif mobiliserait 103 véhicules de type pick-up armés ainsi que deux avions de chasse français. Ces allégations détaillées concernant une préparation militaire coordonnée entre le Tchad et la France visent directement la République centrafricaine.

Réagissant aux tensions persistantes, Jules Njawé a vivement interpellé les autorités tchadiennes au cours de cet échange. Il a déclaré : « Être un homme, ce n’est pas seulement se cacher derrière une carapace de ministre et menacer ». Le conseiller a également ajouté : « Qu’il assume les complicités de son pays contre un pays frère ». Concernant ses interlocuteurs, il a affirmé : « Parce que le nom des mesquins, je ne garde pas les noms des mesquins dans ma tête ». Ces déclarations publiques marquent une escalade verbale significative dans le dialogue entre les deux États, alors que les tensions diplomatiques continuent de susciter des préoccupations majeures au sein de la sous-région. Les autorités centrafricaines et tchadiennes restent en état d'alerte quant aux évolutions futures de ce dossier.