Le Consortium panafricain pour la paix a publié le 19 octobre la déclaration intitulée « Urgence climatique et sécurité : l’Afrique refuse le chaos ! ». Ce document officiel marque une étape importante dans la prise de position de l'organisation sur les enjeux environnementaux qui affectent le continent. Dirigée par le coordinateur général Dr. Nounga Djomo Ernest, l’organisation affirme avec fermeté que « l’injustice climatique est un crime contre la paix et la sécurité humaine en Afrique ». Le texte de la déclaration, diffusé publiquement, détaille les préoccupations majeures de l'organisation face aux bouleversements écologiques actuels.
Le texte précise que « aucune politique de conservation de la nature n’est légitime si elle piétine les droits humains ». Cette position note l’importance accordée par le Consortium panafricain pour la paix à l’articulation entre la protection des écosystèmes et le respect des populations locales. Concernant le financement des efforts climatiques, le Dr. Nounga Djomo Ernest soutient que « l’Afrique ne quémande pas de l’aide publique au développement ; elle exige une réparation historique ». Ce document note la position du Consortium panafricain pour la paix sur les enjeux environnementaux et sécuritaires touchant le continent africain, en mettant en exergue la nécessité d'une justice climatique globale.
Exigence de réparations historiques
Le Consortium panafricain pour la paix rejette explicitement les mécanismes de marché du carbone. L'organisation qualifie ces outils d'insuffisants pour répondre aux enjeux environnementaux actuels. Selon le Consortium panafricain pour la paix, ces systèmes financiers, souvent présentés comme des solutions de régulation, ne constituent pas une solution viable face aux conséquences climatiques subies par le continent africain. Pour l'organisation, le recours à ces mécanismes de marché ne permet pas d'adresser les causes profondes de la dégradation environnementale et ne répond pas aux besoins réels en matière de réparation.
Le Bassin du Congo, zone géographique centrale pour la biodiversité, s'étend sur six pays. Cette région couvre la République démocratique du Congo, la République du Congo, la République centrafricaine, le Cameroun, le Gabon et la Guinée équatoriale. Le Consortium panafricain pour la paix considère cet espace comme un territoire stratégique dans les discussions climatiques internationales, compte tenu de son rôle majeur dans la régulation du climat mondial.
Le Consortium panafricain pour la paix réclame que la Conférence des parties (COP) se tienne, lors d'une future édition, dans un pays situé au sein du Bassin du Congo. Cette exigence vise à ancrer les négociations climatiques au cœur des zones les plus directement concernées par la préservation des écosystèmes forestiers. L'organisation motive cette demande par la volonté de placer les nations du Bassin du Congo au centre des décisions mondiales sur le climat, estimant que la présence effective des instances décisionnelles internationales sur le terrain renforcerait la pertinence et l'efficacité des accords conclus. En portant cette revendication, le Consortium panafricain pour la paix cherche à transformer la dynamique des sommets internationaux en faveur d'une approche ancrée dans les réalités territoriales du continent africain.